Douze ans, sept mois et onze jours de Lorris Murail

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Résumé : 

Une cabane perdue dans les forêts du Maine. C’est là que Walden est abandonné par son père. À partir de maintenant, le garçon va devoir se débrouiller pour survivre dans les bois. Avec pour seule richesse quelques boîtes de conserve, un livre de Thoreau et une carabine. À la fin de chaque journée, Walden note son âge sur une écorce de rondin. Douze ans, sept mois et quatre jours, au moment où commence son apprentissage pour le moins étrange…

Mon avis : 

Je ne vais pas m’attarder comme je le fais d’habitude sur cette chronique parce que je n’ai pas aimé ce livre du début à la fin mais aussi parce que je ne pense pas que l’histoire d’un modèle d’abandon parental puisse faire un bon livre, aussi bonne l’excuse soit-elle.

Tout d’abord, on entre dans la vie d’un père qui n’a que deux passions dans la vie, sa voiture vieille de 20 ans et le baseball. Pour lui, son fils de 12 ans n’est qu’une mauviette, même pas capable de frapper une balle lancée avec sa batte. Pour lui, son fils n’est pas un homme.

Pour faire de lui l’homme qu’il veut le voir devenir, il va tenter une expérience plutôt hasardeuse sur son fils –‘. Il va donc l’abandonner pendant 7 jours en pleine forêt du Maine aux États-Unis avec seulement 4 boites de conserve pour ne pas mourir de faim, quelques allumettes pour faire du feu, une hache pour couper du bois et une carabine en cas d’extrême nécessité. Voilà et maintenant débrouille toi mon fils !

Le pauvre Walden va donc devoir apprendre à se débrouiller tout seul et survivre dans cette forêt, si vous voulez mon avis, plutôt hostile ! Pour faire plaisir à son père, il va essayer de rejoindre le village le plus proche, mais à 12 ans, on ne va pas bien loin… On apprend par la suite les vraies motivations du père, envoyer son fils dans cette forêt, n’était en réalité qu’un moyen pour lui de le mettre à l’abri et de lui sauver la vie ! Mais même en sachant qu’il voulait protéger la vie de son fils, je trouve sa décision de l’envoyer dans la foret indigne d’un père qui tient à sa progéniture ! Autrement dit irresponsable et inconscient !

Le livre commence doucement, il contient beaucoup trop de descriptions et il ne se passe rien avant la centième page. Certes le style d’écriture de l’auteur est plutôt riche et son langage soutenu, mais ses descriptions à la Henry David Thoreau en font quelque chose d’ennuyant … A partir de la moitié du roman, l’histoire commence un peu à s’accélérer et on retrace la vie du père pour arriver au moment qui l’a mené à perdre son fils en pleine forêt. L’auteur pensait peut être nous attendrir avec son histoire et amoindrir son côté irresponsable grosse brute, mais avec moi ça ne prend pas, il reste tout de même un parâtre et un assassin (désolé pour le spoil, mais si vous voulez mon avis, ce livre est une véritable perte de temps, à part si les descriptions de paysages mornes et d’ennui total du pauvre Walden vous intéresse plus que tout au monde !). Mais même si l’histoire commence à être un peu plus prenante, elle reste la même et je n’accroche pas. On m’avait promis une fin en apothéose mais pour moi la dernière page, c’était juste une délivrance … Le résumé était plus que prometteur mais le contenu était décevant !

Je vais m’arrêter la, vous aurez compris, un père qui abandonne son fils dans les bois pour faire de lui un homme, n’est pas pour moi un bon sujet d’histoire et n’est encore moins à la hauteur d’un grand best-seller ..

Mais si vous voulez vous faire une meilleure opinion de ce livre, je vous encourage à le lire et j’espère que vous l’apprécierez plus que moi !

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3 réflexions sur “Douze ans, sept mois et onze jours de Lorris Murail

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