Power Club : L’apprentissage d’Alain Gagnol

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Auteur : Alain Gagnol

Edition : Syros

Nombre de pages : 504

Prix : 17,95€

Genre : Jeunesse, Dystopie (sans le côté sombre)

Pour vous le procurer c’est par ici.

 

 

 

Résumé :

En 2038, devenir un super-héros est un privilège de riches.

Anna n’est pas née sur Krypton, pourtant elle s’apprête à devenir une super-héroïne. Jeune et riche, elle répond aux critères du Power Club© ! Les termes du contrat sont les suivants : on lui inocule des boosters, une technologie de pointe qui la rend en quelques jours surhumaine, elle entre dans la légende aux côtés des huit super-héros déjà célèbres. En échange, elle se doit d’incarner le rêve absolu, de vendre son image aux médias, aux plus grandes marques.
Et, accessoirement, elle est libre de sauver le monde.

 

Mon avis :

Je tiens à remercier les Éditions Syros pour ce tout premier roman qui débute à merveille notre nouveau partenariat !

Avec ce livre, je me suis lancé un défi personnel, je ne suis pas particulièrement fan de super-héros. Plus encore, je ne regarde jamais de film, ni de série et je ne lis encore moins de livre sur le sujet. Je n’aime pas les Marvel ni les DC comics (bon je rechigne, mais je ne crache jamais devant Chris Evans jouant Captain America ni devant Tom Welling interprétant Superman) … Alors je ne sais vraiment pas pourquoi j’ai choisi celui-ci. Je suis même arrivée chez moi en me disant « mais tu es bête ou quoi, tu sais très bien que tu déteste ce genre d’histoire ». Puis je me suis rappelé que quelque chose m’avait interpelé dans le résumé, quelque chose de différent, c’est pour cette raison que j’ai accepté de donner une chance à ce roman !
Et vous savez quoi ?! J’ai pris une très très bonne décision en acceptant de lire ce livre parce que j’ai beaucoup aimé cette histoire et même j’en redemande puisque je vais lire le tome 2 !
Je suis vraiment très contente d’être sortie de ma zone de confort, d’avoir dépassé mes appréhensions et de m’être forcée à porter un regard neutre sur cette nouvelle histoire !

En 2038, le monde (et surtout les États-Unis) est protégé par le Power Club, 8 super-héros entre 17 et 25 ans. Ils sont les jeunes les plus connus de la planète et sont adulés de tous. En plus d’être des sauveteurs de l’humanité toute entière, ils sont des figures de mode, des porte-paroles, des influenceurs … Tout le monde rêve de devenir comme eux.
Et en réalité, pour devenir un super-héros c’est tout simple, il vous suffit d’être riche à milliard. L’adhésion au Power Club, même si personne ne sait exactement combien elle coute, risque de mettre sur la paille les plus grandes richesses de la planète.

Au début du roman, on fait la connaissance d’Anna, une jeune parisienne de 17 ans qui a tout d’une fille normale, hormis le portefeuille bien garni de ses parents. Pour son anniversaire, ils lui offrent l’impensable, une chose à laquelle elle n’osait même pas rêver : une adhésion au club le plus populaire du monde !
Elle s’envole donc pour New York, là où se trouve le siège du PC pour passer les tests qui garantiront son entrée. Elle enchaine donc les tests physiques, médicaux et psychologiques sans trop d’encombres, même si elle en ressort épuisée. Elle a même droit à l’entretien inquisiteur de la directrice, qui du haut de son mètre cinquante, est une femme imposante, dominatrice et intimidante. Le résultat est sans appel : Anna est officiellement acceptée au Power Club jusqu’à ses 25 ans, date à laquelle elle s’engage à rendre ses pouvoirs.
Après avoir subi l’opération qui la rendu surhumaine, Anna et sa meilleure amie découvre un terrible secret, qui va remettre en question tout son avenir dans cette institution. Et comme si cette nouvelle ne suffisait pas, les surprises ne s’arrêtent pas là et tout va de mal en pis. Même si sous ses airs invincibles Anna semble indestructible, elle ne peut rien contre les magouilles, les manipulations, les malversations des personnes hautes placées qui sont prêtes à tout pour faire en sorte qu’elle garde la  bouche bien fermée.
Elle qui croyait passer son temps bien tranquille en tête d’affiche jusqu’à ses 25 ans, risque d’être terriblement déçue, les choses ne vont pas être de tout repos et elle pourrait bien finir par le regretter …

 

Même si ce résumé est un peu long, il est impossible de faire plus court parce que cette histoire regorge d’une foultitude de détails impressionnants ! L’histoire est super bien construite et son réalisme est à couper de souffle ! A chaque page j’ai été bluffée par ce que l’auteur a été capable d’inventer et d’écrire.
Alain Gagnol a réussi à créer un univers vraiment réaliste avec une plume addictive qui entretient le suspense jusqu’au bout ! Ses personnages sont hyper bien construits, chacun à son caractère, sa place et ils sont tous différents.

C’était un vrai bonheur de me retrouver plongée au milieu de tous ses super-héros. Et pour moi le petit plus qui a fait tout le charme de ce livre c’est les descriptions incroyablement réalistes de la sensation de voler ! A chaque fois je me serais cru en plein vol, c’était vraiment grisant et j’en redemande !
Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, l’histoire est rythmée de péripéties toutes plus folles les unes que les autres sans pour autant être too much.

En devenant une super-héroïne, Anna a eu accès à tous les dessous pas très glorieux de ce club ultra sélect et au lieu de la faire basculée vers le mal, l’auteur a fait de son personnage un exemple de force de caractère et de grandeur d’âme. Anna du haut de ses 17 ans, a appris à grandir, à devenir responsable, à s’occuper et prendre soin des autres. J’ai adoré voir l’évolution de son personnage, ses interrogations et ses doutes (il ne faut pas oublier qu’elle n’est qu’une adolescente). Même si ce livre est avant tout un livre jeunesse, sa morale porte à réfléchir sur la façon dont notre monde fonctionne, sur qui tire les ficelles et sur le pouvoir qu’on porte chacun en nous-même (sans être une force supersonique).

 

Vous l’aurez compris j’ai vraiment adoré cette histoire qui m’a fait porter un regard nouveau sur le monde super-héroïque et qui m’a même donné envie de ranger ma répulsion contre ses super-héros à cape et collants moulant !
Encore une fois je souhaite remercier (et doublement) les Éditions Syros pour ce livre et plus particulièrement Ludivine pour sa gentillesse et pour sa confiance !

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Warcross de Marie Lu

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Auteur : Marie Lu

Edition : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 416

Prix : 18,90€

Genre : Dystopie, Jeunesse

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Résumé :

La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable
jamais inventé : Warcross. Mais quand elle pirate la finale du grand tournoi de l’année, elle est repérée par l’intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d’Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel…

 

Mon avis :

J’ai commencé « Warcross » pour une occasion très spéciale : le Book Club PKJ qui a eu lieu samedi (le 3 février) qui portait spécialement sur ce livre ! Outre le fait que cette réunion portait sur un livre nouvellement sorti que je lorgnais depuis des semaines (et que j’ai eu la chance de trouver en occasion), c’était aussi l’occasion de passer l’après-midi avec mes amies de bookstagram, j’ai passé un super moment !

J’ai adoré ma lecture, je suis rentrée dans l’histoire dès les premières pages, j’ai dévoré ce livre en seulement quelques jours et j’en redemande, c’était grisant ! Ça faisait vraiment très longtemps que je n’avais pas lu une dystopie aussi entrainante, palpitante, avec un tel suspens ! J’étais sous tension pendant toute ma lecture, les doigts agrippés à mon livre et incapable de le lâcher ! J’ai adoré l’ambiance jeu vidéo, l’atmosphère virtuelle du livre ! En bref un très gros coup de cœur !

Dans cette histoire, on fait la rencontre d’Emika une jeune femme d’une vingtaine d’années qui vit seule depuis le décès de son père quelques années plus tôt. Après avoir été trainée de force dans un orphelinat où elle a été maltraitée, elle a très vite pris son indépendance. C’est grâce à Hideo Tanaka, le fondateur du jeu vidéo Warcross, qu’elle a reussi à s’en sortir à l’âge de 11 ans. Hideo lui a ouvert les portes de l’informatique et du codage et elle en a fait une révolution. Au fil du temps, elle a affiné sa technique, acquis de l’expérience et on la retrouve quelques années plus tard, grande prodige du piratage informatique.

Il faut maintenant que je vous parle de Warcross en lui-même.
Emika vit dans un monde dominé exclusivement par Warcross, un jeu vidéo dans lequel deux équipes s’affrontent afin de récupérer le gemme de l’autre équipe. La révolution ne se trouve pas dans le jeu lui-même mais dans la façon d’y jouer. Pour pouvoir jouer à Warcross il faut s’équiper de lunettes et par une connexion bizarre avec notre cerveau, permet à n’importe quel joueur de contrôler virtuellement son personnage. Notre cerveau demande au joueur virtuel de bouger et le joueur bouge. Pas de manette, pas de fil,pas de wifi, juste des lunettes.

Le créateur Hideo Tanaka, un jeune prodige de 22 ans est devenu en l’espace de quelques années, l’homme le plus riche et le plus influent de la planète. D’ailleurs Emika ne voit que par lui, elle respire Hideo, elle mange Hideo, elle dort Hideo, elle vit complètement Hideo, celui qui lui fait découvrir cet univers qui lui a permis de tirer son épingle du jeu et de survivre. Pour pouvoir payer son loyer, elle travaille comme chasseuse de prime des petits truands que la police n’a pas le temps d’appréhender.

C’est à l’occasion des huitième jeux mondiaux de Warcross, qu’elle arrive à s’introduire en pleine partie. Elle apparait alors sur tous les écrans, au vu et au su de tous. Par la suite Hideo en personne la contacte et lui propose un travail pas comme les autres. Intégrer une des équipes de Warcross et faire tomber celui qui met en péril l’équilibre du jeu mais aussi l’équilibre planétaire.

Au départ, il faut le dire, j’ai vraiment eu du mal à comprendre le jeu en lui-même, les histoires de codages etc. Et pourtant je ne suis pas une novice, un ancien ami m’a un peu initiée à ce monde rempli de chiffres illisibles et incompréhensibles. Mais là, j’étais totalement larguée. Et puis au fur et à mesure, je me suis familiarisée avec l’écriture de l’auteur et le langage informatique et c’est passé tout seul (blonde un jour, blonde toujours).

J’ai également eu du mal à m’imaginer le jeu que je ne trouvais pas tellement bien expliqué dans les premiers chapitres. C’est au fil de ma lecture que j’ai pu assembler les pièces et tout remettre dans l’ordre pour voir enfin ce que l’auteur voulait nous montrer ! Quand j’ai enfin réussi à avoir une vision d’ensemble sur ce jeu, j’étais mordue !

L’auteur a totalement réussi à me plonger dans un monde nouveau, rempli d’hologrammes entre le réel et le virtuel. L’écriture de Marie Lu est addictive et poignante. Son génie provient de sa façon de garder le suspens entier pendant des centaines de pages. J’étais sur les dents, avide de savoir ce qui allait se passer, toujours plus curieuse au fil des pages. Bon il faut dire que j’avais deviné la fin (oui encore, ce n’est pas juste je devine toujours…), mais ce cliffhanger est quand même super bien trouvé il faut le dire !

J’ai adoré ce monde qu’elle a créé de toute pièce comme un jeu vidéo, un monde dirigé par les nouvelles technologies dont les gens sont totalement accros, pire encore, dont ils ne peuvent pas se passer pour vivre !
C’était vivifiant la façon dont je me suis identifiée tout de suite à Emika et grâce à elle, j’ai vécu l’histoire, comme si j’étais elle ou qu’elle était moi. Je me suis sentie impliquée, j’avais une responsabilité, comme s’il était de mon devoir de sauver ceux qui devaient être sauvés. Peu d’auteurs de dystopies sont capables de me faire ressentir ça (jusqu’à présent il n’y avait que Suzanne Collins et Veronica Roth) !

J’ai vraiment beaucoup de mal à mettre mes idées en ordre, parce que ce livre part dans tous les sens, et à chaque fois j’ai été bouche bée ! A chaque page je me suis dit « mais c’est un truc de dingue ! ». C’était vraiment dingue, j’ai adoré cette histoire et je veux une suite tout de suite ! D’ailleurs j’espère qu’elle sortira dans pas longtemps parce que vu le nombre de détails et la foultitude d’éléments que l’auteur nous a donné, j’aurais vite tout oublié ! Sinon j’espère m’en sortir avec le livre en anglais, même si j’espère qu’il ne sera pas aussi technique que celui-là !
Je vous conseille vivement ce livre que vous soyez fan de dystopie ou non parce que ce livre est largement à la hauteur de mes plus grands coup de cœur !

Gary Cook – Le pont des oubliés de Romain Quirot et Antoine Jaunin

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Auteur : Romain Quirot et Antoine Jaunin

Edition : Nathan

Nombre de pages : 388

Prix : 17,95€

Genre : Dystopie, Jeunesse

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Résumé :

Dans un monde recouvert par les flots, une seule chance de survie : embarquer à bord de gigantesques navettes spatiales.

Gary Cook a grandi sous le pont des Oubliés, l’un des derniers refuges sur cette Terre condamnée. À quinze ans, il passe le plus clair de son temps avec Max et Elliott à bord du Neptune, leur modeste bateau de pêche. Les trois amis rêvent de prises fabuleuses et d’aventure. Autour d’eux, pourtant, le monde touche à sa fin.

Chaque année, d’immenses navettes surgissent de la mer pour fuir dans l’espace. Des navettes auxquelles les Oubliés n’ont pas accès – jusqu’au jour où Gary apprend que, pour la première fois, l’équipage vainqueur de la terrible course fantôme gagnera sa place à bord de la navette Deucalion III.

S’ils veulent faire partie du voyage, Gary, Elliott et Max vont devoir prendre tous les risques…

 

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La cité de l’oubli de Sharon Cameron

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Auteur : Sharon Cameron

Edition : Nathan

Nombre de pages : 468

Prix : 17,95€

Genre : Dystopie, Jeunesse

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Résumé : 

Tous les douze ans, ils oublient. Pas moi.

Tous les douze ans, les habitants de Canaan subissent un phénomène mystérieux : ils perdent la mémoire et oublient qui ils sont. Ceux qui n’ont pas consigné leurs souvenirs dans leur journal perdent leur identité et deviennent des parias. Les autres se reconstruisent grâce aux informations qu’ils redécouvrent dans leur journal.
Nadia, 16 ans, cache un lourd secret : il y a douze ans, elle n’a pas oublié. Elle se souvient du chaos qui a saisi la cité, tout comme elle se rappelle que son père a falsifié les journaux de sa mère et de ses sœurs pour les abandonner… À l’approche du nouvel Oubli, elle redoute que sa famille soit de nouveau éclatée. Pour éviter cela, elle doit percer le secret de ce phénomène, avant que tout le monde ait oublié.

 

Mon avis : 

Je tiens à remercier du fond du cœur les éditions Nathan pour ce nouveau partenariat (qui commence très bien grâce à une super lecture !), avec une mention spéciale à Léna que je remercie pour son accueil, sa gentillesse et sa bonne humeur !

 

Ce que j’aime avec les romans, c’est la surprise ! Je n’attendais pas grand-chose de ce livre, le résumé m’avait beaucoup plus et je m’étais simplement dis pourquoi pas. J’ai ouvert ce livre sans avoir beaucoup d’attente à son sujet … et je me suis pris une claque ! Littéralement ! Ce livre m’a réellement surprise et je me suis retrouvée prise au piège, coincée dans ma lecture incapable d’arrêter de lire !

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Le choix d’Horace d’Hélène Louise

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Auteur : Hélène Louise

Edition : Auto-édité

Nombre de pages : 146

Prix : 9€

Genre : Science-Fiction, Dystopie

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Résumé :

Horace aura vingt-et-un ans dans quelques jours. Enfin majeur, il va pouvoir quitter l’orphelinat de Fougères où il a vécu depuis sa naissance, en compagnie d’autres enfants métis, soumis comme lui à la charité des Résidents.
Les Résidents, ces Intelligences Artificielles qui partagent le quotidien des humains depuis le soulèvement de 1951, soit depuis plus d’un siècle et demi, assurent l’entretien et l’éducation de ces enfants nés d’unions illicites en échange de la réquisition régulière de leurs corps, seul moyen pour eux d’accéder à une forme vivante.
Horace est né de parents de deux races différentes et son physique inhabituel, mi félide mi nocto, le condamne au statut de basse caste. Et s’il va enfin échapper aux mains des Résidents en gagnant sa majorité, il devra également trouver moyen d’assurer sa subsistance dans ce monde qui réprouve sa naissance et son existence même…

 

Mon avis :

Je tiens à remercier du fond du cœur Hélène Louise pour son livre et pour sa confiance.

Son opus précédent « Les silences de Thalès » avait été un tel coup de cœur que je ne pouvais pas refuser de lire son nouveau livre ! Maintenant que j’ai été habituée à son style et à sa plume, je passe forcément de bons moments.

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Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

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Auteur : Jean-Christophe Tixier

Edition : Rageot

Nombre de pages : 448

Prix : 15,90 €

Genre : Jeunesse, Dystopie, Thriller

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Résumé : 

Dans une société où règnent en maîtres prévisionnistes et laboratoires scientifiques, chacun connaît sa durée de vie précise. Depuis leur naissance, Virgil et Enna ont des destins opposés. Long Terme, Virgil a toujours eu droit au meilleur. Enna, elle, vit dans un bidonville car elle est Court Terme. Mais un jour une Brigade tente d’arrêter Virgil. Il s’enfuit. Il apprend que son Terme est erroné et qu’il va mourir à 21 ans… Qui a commis cette erreur ? Quelles conséquences terribles va-t-elle avoir, pour lui et pour d’autres ? Enna, elle, graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule, elle jure de la venger… Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données qui s’oppose clandestinement au système. Elle l’entraîne dans le Réseau afin d’organiser la lutte…

Mon avis : 

Je n’ai pas pour habitude de lire ce genre de livre mais parfois j’éprouve un certain plaisir à mettre de côté mes principes et à ouvrir un thriller en me laissant porter. En fait de thriller, je dirai qu’il s’agit plutôt d’une dystopie, mais ce n’est que mon avis, je vous explique avec le résumé.

Dans un monde où la science a pris le pas sur l’éthique et ou un « Ils » que personne ne peut nommer, contrôle le pouvoir, la vie est divisée en trois. Un test effectué à la naissance permet avec précision de connaître la date de sa mort. En 3, pour trois catégories : les longs, les moyens et les courts termes. En dessous de 25 ans vous êtes un court terme, jusqu’à 50 ans vous êtes un moyen terme et si vous avez un terme supérieur à ce chiffre déjà faramineux, vous faites parti des très chanceux à être un long terme.

Les habitants vivent séparément les uns des autres. Les longs termes sont éduqués et occupent des postes hauts placés dans des conditions de vie de rêve, les moyens termes sont placés à des postes intermédiaires dans des conditions de vie relativement convenables. Mais si par malheur vous êtes un court terme, vous êtes parqués dans des bidonvilles aux conditions de vie misérables et insalubres à effectuer des taches ingrates que personne d’autre ne voudrait réaliser.

Ce « Ils », ce gouvernement, a la main mise sur tout, l’opinion publique, l’information, la protection et la surveillance de la population mais surtout sur le respect de l’ordre. Chacun est équipé d’une puce qui lui permet de passer les différents points de contrôle disséminés partout en ville mais également de pouvoir être en permanence identifié par les patrouilleurs. Aucune vie privée, dans la puce est intégré un mouchard qui transmet en temps réel votre position mais aussi vos données vitales.

Tout se passe dans un calme relatif, jusqu’à ce qu’un jour plusieurs individus disparaissent subitement et sans aucune explication. Virgil un long terme a la vie devant lui. Il mène une vie bien tranquille quand les brigades des forces spéciales veulent l’arrêter. S’en suit alors une course contre la montre pour essayer de leur échapper mais surtout pour rester vivant. Il va alors trouver refuge auprès de personne formant le Réseau, un organisme de rébellion qui essaie de démanteler le gouvernement. Les questions que Virgil se pose sur son arrestation vont le conduire à une remise en question totale du système qui régit sa vie depuis sa naissance. Alors qu’il est la personne la plus recherchée de toute la ville, d’autres vont venir lui porter secours et avec lui éveiller les consciences face à l’oppression du gouvernement ! Il veut connaitre les réponses à ses questions et il fera tout pour les obtenir : qui est-il ? D’où vient-il ? A qui peut-il faire confiance ? La révolte est en marche !

 

Avec le point de vue de Virgil, on a accès a d’autres points de vue, celui de la pro de l’informatique Lou, celui de la cours terme Enna, Jolson un long terme qui fait parti de la brigade spéciale. D’autres personnages tout aussi importants viennent compléter le tableau pour aider Virgil dans sa fuite, pour le garder en vie mais surtout pour faire avancer la révolution qui se prépare !

Donc pour moi, ce livre tient plus de la dystopie dans un monde entièrement dirigé par la nouvelle technologie qui régit la vie de tous, plutôt que du thriller. Mais pourquoi pas, avec une telle course poursuite, on pourrait se poser la question ! Alors je dirais, qu’il est un peu les deux 😉

Ce livre est vraiment addictif, les évènements s’enchainent à une vitesse folle et on se retrouve plongé dans un univers totalement différent du notre. Moi qui ai lu pas mal de dystopie, je n’avais jamais croisé une histoire qui ressemble à celle-ci. Elle est complètement différente et nous pousse à nous poser nos propres questions sur notre gouvernement et sur son rôle.

Le style de Jean Christophe Tixier est clair, net et précis, il va droit au but sans passer par quatre chemins tout en restant fluide et très agréable à lire. J’ai passé un très bon moment en compagnie de tous ces personnages, même si cette lecture n’est pas un coup de cœur, elle n’est pas passée loin ! Sortir du cadre de la romance et de la Young Adult m’a fait beaucoup de bien et je pense même reprendre certaines de mes dystopies lâchement abandonnées quand j’ai découvert la romance.

Je vous recommande ce livre si vous êtes avide de sensations fortes, de révélations chocs et surtout si vous voulez vivre un moment plein de suspens et de rebondissements ! Ce livre est fait pour vous j’en suis sure, moi j’ai adoré !!

Les vigilantes – Le foyer Tome 1 de Fabien Clavel

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Auteur : Fabien Clavel

Edition : Rageot

Nombre de pages : 384

Prix : 14,90e

Genre : Jeunesse, Dystopie

Pour vous le procurer c’est par ici.

 

 

Résumé : 

À la sortie du Foyer, l’institution paramilitaire où elle a grandi, Anna devient une Vigilante. Elle découvre à la fois le monde extérieur, un pays étouffé par la dictature du Parti, et sa mission : espionner une famille d’opposants supposés. Au fil des jours, elle s’attache à cette famille aimante dans laquelle elle n’a pas eu la chance de grandir.
Quand elle comprend qu’ils fomentent un complot, elle doit choisir son camp…

Mon avis : 

Merci beaucoup aux Editions Rageot pour l’envoi de ce roman !

Au premier abord je suis tombée amoureuse du résumé qui m’avait l’air ultra prometteur. Je me suis donc jetée à corps perdu dans ma lecture et malheureusement j’en suis ressorti vraiment déçue … Je pense que j’ai dû passé à côté de quelque chose, d’un point important de l’histoire ou de son caractère dramatique, mais je n’ai pas apprécié cette lecture …

Je m’explique, d’abord le cadre de l’histoire me paraît un quelque peu inachevé. On se trouve dans un pays en dictature quelque part dans une Europe lointaine, où un chef a eu accès au pouvoir on ne sait pas trop comment, soit disant pour le bien du peuple et de la nation, un dictateur quoi ! Et comme tout bon dictateur, il installe un culte de la personnalité, de la propagande, un milliard de restrictions, le tout sous couvert d’instaurer la peur et l’oppression au sein de son pays. Et il ne faut pas oublier la milice, les caméras, une surveillance permanente, de quoi instaurer un peu plus de crainte chez tout le monde envers leur dirigeant !

Et au milieu de tout ca on retrouve Emma, orpheline, élevée au sein du Foyer, qui, a ce que j’ai compris, serait une espèce d’orphelinat militaire sous la coupe du dictateur ! Pendant toute son enfance, Emma est éduquée, façonnée, travaillée pour devenir un bon petit soldat. Elle est la meilleure, intelligente, robuste et combative, elle est adulée autant que crainte.

Le jour de leurs 15 ans, un énorme test physique et intellectuel est organisé pour déterminer la future carrière de tous les orphelins. Emma est reléguée au rang de Vigilante, pas tellement bien placée au sein de la société. Son job : surveiller une famille de dissidents, potentiellement ennemis de la nation et rapporter toute discussion ou attaque directe contre le pouvoir.

Bon jusque là passe encore, même si pour moi la violence gratuite qui accompagne chaque page de cette lecture m’a énormément dérangée. Je ne suis pas quelqu’un de pacifique, mais trop c’est trop !

C’est la suite de livre qui m’a vraiment perturbé. Donc Emma se retrouve au beau milieu d’un château, absolument seule à devoir surveiller nuit et jour une famille qu’elle ne connaît pas. Mais ensuite, elle va en apprendre plus sur le dirigeant, ses intentions réelles, sur les rebelles de la société qui essaient de sortir le pays du bourbier dans lequel il est plongé, etc etc. Et Emma va prendre des décisions qui ne vont pas forcément être les bonnes. Son supérieur hiérarchique va lui tomber dessus, la traiter comme une moins que rien, la torturer, en faire son esclave et engager une véritable chasse à l’homme pour l’anéantir et la réduire au silence, elle et sa famille !

Je suis pourtant une grande fan de dystopie, de destruction mondiale, d’une héroïne de 15 ans capable à elle seule de sauver la terre entière et pourtant là je n’adhère pas … On m’a peut être trop répété à l’école à quel point la dictature est un frein à la liberté et un fléau pour l’humanité mais en attendant cette histoire m’a laissé de glace. Emma est pourtant une fille forte et intelligente, qui n’a jamais connu d’amour maternel et qui ne cherche qu’à se trouver une place au sein de cette société qu’elle ne connaît pas vraiment (parce qu’enfermer au Foyer toute sa vie), mais je l’a trouve too much ! Justement elle ne devrait pas être morte de trouille ?!

Et puis pour moi le plus choquant, c’est la violence qui s’insinue dans toutes les pages. Frapper encore et encore, pour faire mal, pour montrer sa domination, ce n’est pas pour moi … Alors je me dis que je suis peut-être passée totalement à côté de cette histoire .. Donc malheureusement je n’ai pas été conquise !

 

Je suis vraiment frustrée avec ce livre parce que jusqu’à présent je n’avais jamais été déçue par un livre Rageot mais celui-ci représente vraiment tout ce que je déteste en ce monde, la peur constante, la violence gratuite, l’oppression et l’ascension d’un seul !

Mais pour ceux qui apprécient ou qui sont juste curieux, ce livre est par contre très bien écrit. L’écriture est fluide et sans fioriture, les mots sont très bien choisis, de quoi instaurer la peur et provoquer l’envie de continuer la lecture chez le lecteur ! Ce livre aurait vraiment pu me plaire, seulement je reste hermétique à l’histoire, mais j’espère pouvoir lire autre chose de cet auteur !

Un tome 2 devra sortir début 2018, je verrai par la suite si je lui donne une deuxième chance !

Mais n’hésitez pas à vous faire votre propre opinion parce que mon avis est des plus subjectif !

Mais n’hésitez pas à me dire si vous avez aimé ce roman ou si vous compter le livre. J’aime beaucoup discuter des livres que j’ai le moins apprécié avec ceux qui l’ont beaucoup aimé.

 

D’autres livres viendront à la rentrée me rabibocher avec Rageot qui est une de mes maisons d’éditions favorites !!