Le choix d’Horace d’Hélène Louise

 

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Auteur : Hélène Louise

Edition : Auto-édité

Nombre de pages : 146

Prix : 9€

Genre : Science-Fiction, Dystopie

Pour vous le procurer c’est par ici

 

 

 

Résumé :

Horace aura vingt-et-un ans dans quelques jours. Enfin majeur, il va pouvoir quitter l’orphelinat de Fougères où il a vécu depuis sa naissance, en compagnie d’autres enfants métis, soumis comme lui à la charité des Résidents.
Les Résidents, ces Intelligences Artificielles qui partagent le quotidien des humains depuis le soulèvement de 1951, soit depuis plus d’un siècle et demi, assurent l’entretien et l’éducation de ces enfants nés d’unions illicites en échange de la réquisition régulière de leurs corps, seul moyen pour eux d’accéder à une forme vivante.
Horace est né de parents de deux races différentes et son physique inhabituel, mi félide mi nocto, le condamne au statut de basse caste. Et s’il va enfin échapper aux mains des Résidents en gagnant sa majorité, il devra également trouver moyen d’assurer sa subsistance dans ce monde qui réprouve sa naissance et son existence même…

 

Mon avis :

Je tiens à remercier du fond du cœur Hélène Louise pour son livre et pour sa confiance.

Son opus précédent « Les silences de Thalès » avait été un tel coup de cœur que je ne pouvais pas refuser de lire son nouveau livre ! Maintenant que j’ai été habituée à son style et à sa plume, je passe forcément de bons moments.

Hélène Louise a donc écrit une préquelle de son roman « Philigranes » ! Et c’est là que vous vous demandez ce qu’est une préquelle hein ?! Ahah je ne vais pas vous laisser dans l’ignorance plus longtemps et je vais tout vous dire !! Comme l’auteur le dit si bien ce mot n’existe pas dans la langue française. C’est une traduction d’un mot anglais « prequel » qui désigne une histoire écrire après la série principale, mais qui se déroule chronologiquement avant celle-ci.

« Le choix d’Horace » se déroule donc deux ans avant « Filigranes ». Pour vous en dire un peu plus, ce livre regroupe de la science-fiction, un monde urchonique (j’ai appris un nouveau mot grâce à ce livre, cela signifie que l’histoire a été réécrite, que les humains partagent désormais leur vie avec des Intelligences Artificielles Biologiques) le tout dans une ambiance un peu vintage.

 

L’auteur a réussi à créer un univers vraiment incroyable et très aboutit. En 1961, les Intelligences Artificielles Biologiques ont vu le jour suite à un accident. Elles sont ainsi « devenues autonomes, développant un sens de la personne, une individualité et une envie de survivre à travers les corps qu’elles étaient censées soigner ou contrôler ». Petit à petit ces IAB ont pris le pouvoir et ont pris possession du monde. « Celles qui existaient dejà dans des corps humains injectèrent leurs comparses dans des victimes non préparées, s’emparant d’elles à tout jamais, leur ôtant le droit à la vie. Ces intelligences avides de connaissances, puisèrent dans les mémoires de leurs hôtes, devenant de plus en plus savantes, se perfectionnant et se spécialisant. » Mais pour pouvoir anéantir toute possibilité de représailles futures de la part du peu d’humains restés en vie, les IA utilisèrent les travaux de deux scientifiques sur le gène de la créativité et sur la propagation aérienne des correcteurs génétiques, pour créer une pandémie mondiale qui a privé chaque humain de toute capacité créative. Plus personne n’était capable de moindre élan artistique, incapable de peindre, de composer, d’écrire, de sculpter, de dessiner et d’inventer. Et l’humanité fut décimée. Les IAB fortes de leur intelligence, ont compris que leur survie dépendrait exclusivement de leur collaboration avec les humains. Un accord est alors signé, les Accords de l’Abonnissement « par lesquels les IAB (qui se nommèrent alors « les Résidents ») se réservaient la possibilité de mener une existence en empruntant des corps humains dans certaines circonstances précises : soins aux malades, châtiments des condamnés, emprunt moyennant finances et emprunts de pupilles (les orphelins métis abandonnés par leurs parents) en échange de leur entretien et leur éducation. Depuis lors, 1000 an après notre ère, la planète est restée bloquée en 1960, sans aucune capacité d’évolution.

Plusieurs races peuplent ce nouveau monde, tous plus différents les uns que les autres, tirant certains de leurs traits physiques aux animaux ou aux plantes. Les humains traditionnels (non ou peu modifiés génétiquement) côtoient les noé-humains (dont le génome a été fortement modifié afin de présenter un panel d’adaptations à différents milieux) dans une paix relative. Les caractéristiques raciales des néo-humains sont un peu particulières, certains sont des Lépido, des Félides, des Lumos, des Avès, des Noctos et des Exos. Les Métis sont des humains issus de l’union de parents de races différentes. Le monde actuel est divisé en clastes. Les Hautes castes ont les postes les plus prestigieux et une vie très confortable et les Basses castes réservées aux métis et aux repris de justice qui n’ont aucun droit dans cette société et vivent dans des conditions misérables.

 

Une fois que le décor est posé, je peux enfin vous parler de l’histoire et vous présenter Horace. Horace est un orphelin métis nocto et félide, qui vit dans un orphelinat d’état. Les orphelins sont une réelle charge pour l’état, alors en contrepartie de leur éducation, ces orphelins doivent se prêter à des Réquisitions. Ils doivent abandonner leur corps pendant 48 heures pour que des résidents puissent en prendre le contrôle.

Heureusement, Horace à bientôt 21 ans, ce qui veut dire que pour lui le temps des réquisitions est bientôt terminé, il deviendra enfin majeur et il pourra commencer réellement sa vie. Mais rien n’est facile quand on a été toute sa vie un orphelin métis soumis 3 fois par semaine à des réquisitions depuis l’âge de 6 ans, sans un seul jour de répit ou de vacances. Il est pris de terrible cauchemars et d’hallucinations qui font de sa vie un enfer. Son corps a été très affecté et il mettra des mois avant de pouvoir retrouver une vie normale.

En étant le plus âgé résidant encore à l’orphelinat, il a pris, Alphonse sous son aile (enfin même s’il n’en possède pas). Alphonse lui par contre à de petites ailes. Et à chaque réquisition, du haut de ses 6 ans, il souffre de terribles courbatures, parce que les résidents utilisent sans complexes ses frêles petites ailes alors que le petit n’a aucun entrainement. Et en essayant de vouloir l’aider, Horace va s’attacher à ce petit bonhomme.

Pour qu’il puisse reprendre sa vie en main, il va devoir trouver un travail et un logement. En tant que métis, il n’a pas le droit de faire des études, d’avoir un travail haut placé, d’avoir son propre logement ou compte bancaire ou même de faire des enfants.  Les métis sont considérés comme des aberrations de la nature ayant à peine le droit d’exister.

C’est le Comité De Soutien Des Pupilles Résidentiels Grand Ouest qui va trouver à Horace un poste d’assistant chez un vétérinaire d’une petite ville pas si loin de l’orphelinat et un poste de prête plume afin d’écrire à distance les mémoires d’une vieille dame (pour qu’on ne voit pas son métissage bizarre). Ces deux postes combinés vont pouvoir lui permettre de vivre relativement confortablement dans une petite chambre louée chez un Haute Caste. Mais son souhait, son petit secret caché, serait d’adopter Alphonse. Il voudrait faire ce que personne n’a jamais fait pour lui ! Mais la route est encore longue et son rêve presque irréalisable, vu le cout de l’adoption d’un métis.

 

Et c’est à ce moment-là, que l’auteur dans toute sa cruauté, arrête le livre ! Juste de quoi nous mettre l’eau à la bouche, pas vrai ?! Et surtout nous inciter à lire son roman principal « Filigranes » que j’ai vraiment hâte de lire !

 

J’ai adoré cette histoire et cet univers tellement bien construit ! J’ai adoré devoir me poser des questions pour essayer de comprendre la mentalité des résidents et leur mode de fonctionnement. J’ai adoré ce monde, ces peuples tellement tous différents mais par-dessus tout, j’ai adoré la plume d’Hélène Louise toujours si raffinée. Tous ses mots sont choisis avec soin pour former une belle mélodie à la sonorité chantante. Je me suis perdue dans ses belles phrases, j’ai rêvé d’un monde différent, imaginé des espèces hétéroclites mais j’ai surtout essayé de visualiser un monde dans lequel toute créativité aurait perdu son sens. Le monde d’Hélène est un chef d’œuvre d’imagination dans lequel j’adore me plonger ! Ce livre a été une merveilleuse révélation et m’a fait vivre un grand moment de lecture pour moi fan de dystopie et science-fiction !

Alors plus que tout je vous conseille ce livre d’un réalisme imaginaire surprenant et à la plume tendrement délectable !

 

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Novembre 9 de Colleen Hoover

« Je suis translucide, à la dérive, sans but. Elle est mon ancre, celle qui plonge dans ma mer ». 

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Auteur : Colleen Hoover

Edition : Hugo roman

Nombre de pages : 340

Prix : 17€

Genre : Romance, Drame

Pour vous le procurer c’est par ici.

 

 

Résumé : 

Fallon et Ben se rencontrent par hasard alors que leur vie est en train de changer.

La jeune femme est sur le point d’aller s’installer à New York où elle espère poursuivre une carrière d’actrice au théâtre. Ben veut devenir écrivain.

Ils se croisent comme des étoiles filantes mais l’intensité de ce qu’ils partagent les pousse à se fixer un rendez-vous annuel, le neuf novembre.

Fallon devient alors la source d’inspiration du roman de Ben. Chaque rendez-vous est unemine d’informations pour lui et, pour tous les deux, c’est le moyen de faire le point sur leur vie.

Jusqu’au jour, un neuf novembre évidemment, où Fallon se met à douter de ce que Ben lui raconte sur lui-même. Peut-il avoir inventé sa vie comme un roman ? Et pourquoi ferait-il une chose pareille ?

 

Mon avis : 

Je suis tellement tellement heureuse de pouvoir, enfin, vous parler de ce petit bijou ! J’attendais sa sortie française depuis plus d’un an. Et même si je l’avais en VO dans ma PAL depuis des mois, je n’ai jamais eu le courage de me mettre à la lecture ! Vous voulez connaitre, maintenant, mon plus grand regret ?! C’est de ne pas l’avoir lu plus tôt ! J’annonce ici officiellement que « November 9 » est définitivement mon livre préféré de Coho (bon jusqu’à son prochain opus, on est bien d’accord !).

J’ai été tellement déçue par « Jamais plus », (d’ailleurs ma chronique est disponible un peu plus bas), que j’avais un peu peur avec celui-ci. Je vous explique, « Jamais plus » aborde le sujet très épineux de la violence domestique. Le 9 novembre est en fait la journée nationale contre le harcèlement. J’avais donc peur que Colleen Hoover traite dans son nouveau livre, d’un autre sujet de société. Avec « Jamais plus », CoHo n’a pas réussi à me convaincre, je n’ai ressenti aucune empathie pour Lily et j’ai détesté sa faiblesse. Heureusement qu’elle n’en a pas remis une couche avec « November 9 ». En réalité ce livre est d’une douceur incroyable. Il est comme mon bonbon préféré ou la réunion d’un thé et d’un plaid bien chaud à côté d’un feu en hiver, il est le ravissement à l’état pur ! C’est un chef d’œuvre, du grand Colleen Hoover comme je l’aime. Et une fois de plus, elle a réussi à m’embarquer dans son monde, ce n’est pas pour rien qu’elle est mon auteure préférée.

 

Pour cerner un peu mieux l’histoire, il faut que je vous parle de Fallon.

Fallon est promise à une très belle carrière d’actrice, d’ailleurs elle en rêve depuis son plus jeune âge. Son père aussi a été acteur et a eu son heure de gloire, c’est d’ailleurs de lui qu’elle tient son tallent. Alors qu’un soir, un 9 novembre, Fallon rend visite à son père dans son immense demeure de Los Angeles, la maison prend feu. Son père est sain et sauf, mais dans la précipitation, il en oublie la présence de sa fille sagement endormie dans sa chambre à l’étage. De cet incendie, Fallon, elle, n’en ai pas ressortie indemne, des brulures au 3e degré couvrent plus de 40% son corps, sur tout un côté. Elle est défigurée et sa brillante carrière d’actrice s’est envolée. Se retrouvant hideuse, Fallon s’isole du reste du monde, ne sort que très rarement de chez elle et n’accepte pas les regards que peuvent porter les autres sur son visage portant encore et toujours les stigmates du feu qui a détruit sa vie. Pendant des années, elle en veut à son père de l’avoir oublié et de l’avoir laissé en proie aux flammes, elle n’a jamais pu lui pardonner et n’a jamais pu reconstruire les liens qu’elle avait tissé avec lui.

Le 9 novembre, 2 ans après l’accident, Fallon retrouve son père pour lui annoncer sa décision, le changement radical qu’elle veut opérer dans sa vie : partir le jour-même à New York et conquérir Broadway. Si le cinéma ne lui ouvre plus ses portes, Fallon est persuadée qu’elle a encore une chance avec le théâtre. Son père une diva égocentrique ne se fiant qu’à l’apparence et à l’argent, ne l’entend pas de cette oreille et passe son temps à la rabaisser, prétextant que sa condition ne lui permettra plus de réussir dans ce milieu.  Et alors que la pauvre Fallon est sagement en train de se faire réprimander pour la énième fois par son cher papa si attentionné, Ben, fait son apparition pour la sauver d’une autre crise de nerf de son père. Et Ben ne trouve rien de mieux que se faire passer pour son petit ami. S’ensuit alors une conversation bien trop houleuse entre les deux hommes qui se termine par le départ en trombe du père de Fallon.

Fallon et Ben vont passer le reste de la journée ensemble continuant leur jeu de rôle, petits amis pour la journée. Il l’aide à faire ses cartons et puis en fin de journée l’emmène à l’aéroport. Mais Fallon a une seule règle, qu’elle tient de sa mère, ne pas tomber amoureuse avant ses 23 ans, avant de savoir réellement qui elle est, ce qu’elle veut et surtout ne pas faire dépendre sa personnalité de l’amour qu’elle porte à un homme. Apprendre à se connaitre d’abord, à aimer ensuite !

« Elle dit que la plupart des gens voient leur vie se tracer à l’âge de 23 ans, alors je veux être certaine de savoir qui je suis et ce que j’attends de la vie avant de tomber amoureuse. Parce que c’est trop facile de tomber amoureuse, Ben. Le plus dur c’est ensuite, quand on veut s’en détacher ». 

Elle va devoir attendre 5 longues années avant de pouvoir envisager quoi que ce soit avec qui que ce soit. A partir de là, ils vont se faire une promesse, quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, ils se retrouveront, tous les ans, à la même heure et même endroit. Ils se reverront donc tous les 9 novembre, sans aucun autre contact avant cette date fatidique l’année suivant. A l’issue de ces 5 années, ils décideront s’ils sont prêts à être ensemble pour de bon.

Mais leur histoire est semée d’embuches et rien ne va se passer comme prévu. On va suivre Ben et Fallon pendant les 5 prochains 9 novembre, on les voit murir, évoluer, douter et on les voit tomber amoureux. Mais on les voit aussi faisant face à certaines révélations capables de tout chambouler et face à des décisions qui changeront à jamais leur vie. Comme à mon habitude je ne vous dirai rien de plus, à vous de voir si vous voulez découvrir la suite !

« Elle « m’a aimé » entre guillemets, Elle m’a embrassé en gras, J’AI ESSAYÉ DE LA GARDER en capitales, Elle est partie avec des ponts de suspension … ».

 

Je pense qu’il faut qu’on en revienne à l’histoire ! Mais où CoHo est allée chercher une histoire pareille ?! J’aime ce livre au plus profond de mon cœur, parce qu’il sort de l’ordinaire. Ce n’est pas la première fois que je me dis, que j’ai peut-être fait le tour avec la romance. Plus je lis et plus je trouve certaines histoires trop communes ou déjà vu. Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas lu une histoire qui sorte du lot, une histoire à m’en donner des papillons dans le ventre et à me faire crever de jalousie !

En réalité, si j’y pense, il n’y a que Colleen Hoover qui est capable de me faire ressentir des sentiments aussi forts pour une histoire et des personnages qui n’existent même pas ! Il n’y a qu’elle pour me donner envie d’y croire encore et encore ! Elle seule est capable de me faire rêver d’amour les yeux ouverts ! Ses mots touchent directement mon cœur et je me trouve transporter au pays des bisounours !

Parfois ca fait du bien de se laisser porter et d’atterrir, le temps de quelques pages, dans un monde peuplé d’amour, d’arcs en ciel et de licornes.

Si un jour vous croiser CoHo, remerciez la pour moi, pour tous ces merveilleux moments, pour toutes ses larmes, tous ses sourires et ses moments de pur bonheur ! Quand je referme un de ses livres, j’ai une impression de bien)être, comme si je flottais au-dessus de mon propre corps ! Ne me prenez pas pour une folle et essayez-vous verrez que je n’extrapole pas ! Personne ne peut rester indiffèrent au charme et à la plume de CoHo, c’est tellement fort !

Elle remet le romantisme à l’ordre du jour et l’amour avec un grand A. Elle nous rappelle encore et toujours qu’il n’y a rien de plus beau que de tomber amoureux et que l’amour est le remède à toutes nos blessures. Elle est un cataplasme sur ma plaie !

 

Je ne sais pas ce que je pourrais vous en dire d’autre, parce que pour moi c’est une auteure incontournable de la romance, une bouffée d’air pur ! J’espère vous avoir convaincu que ce livre est une merveille !

D’ailleurs voici dans l’ordre de mes favoris mes CoHo préférés :

-November 9

-Maybe Someday

-Confess

-Ugly love

-Maybe not

Honte sur moi je n’ai pas encore lu « Indecent », mais je pense remédier très vite à cette situation !

 

Vous n’êtes toujours pas convaincu ? Peut-être que quelques citations vous obligeront à regarder la vérité en face : ce livre est LE livre de votre vie !

Comment savoir qu’on est réellement amoureux de quelqu’un ?

« Si je te dis on sait, on sait, c’est parce que ça se passe ainsi. Tu ne te poseras pas la question. Tu ne te demanderais pas si ce que tu ressens est bien de l’amour, parce que le jour où ça t’arrivera, tu seras totalement terrifié, et tu ne verras plus les choses sous le même angle. Tu ne penseras plus ni à toi ni à ton bonheur, mais juste à cette personne; tu feras tout pour la rendre heureuse. Quitte à t’éloigner d’elle, à sacrifier ton bonheur pour le sien ». 

« Si les mensonges n’étaient que des mots, je les effacerais, mais ils sont prononcés; gravés en nous avec une vérité retrouvée, j’implore mon pardon à grand cris, laisse-moi me repentir contre ta peau ». 

J’espère du fond du coeur que vous aimerez ce livre autant que moi et que vous aussi, il vous touchera au plus profond de vous-même. La prochaine fois qu’on croisera Colleen Hoover, on l’a remerciera ensemble pour ce bonheur qu’elle nous a procuré !

 

Citation -Forbidden de Tabitha Suzama

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« Le dur et long chemin que fut ma vie jusqu’ici menait donc à ce moment. Je l’ai suivi aveuglément, en trébuchant, en m’éraflant, lasse, sans savoir où mes pas me conduisaient, sans même me rendre compte que chacun d’eux me rapprochait de la lumière, celle que l’on trouve au bout d’un long tunnel. Et maintenant que je l’ai atteinte, qu’elle m’enveloppe, je veux la graver dans mon souvenir pour y repenser comme le moment où ma nouvelle vie commença vraiment. Tout ce que j’ai désiré, ici, maintenant, est contenu dans cet instant. Le rire, le joie, cet amour immense que nous partageons. C’est l’aube du bonheur. c’est maintenant que tout commence. »

-Tabitha Suzama

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Révoltées de Carole Trébor

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Auteur : Carole Trébor

Edition : Rageot

Nombre de pages : 256

Prix : 13,90€

Genre : Jeunesse, Drame

Pour vous le procurer, c’est pas ici.

 

Résumé : 

Octobre 1917, Moscou.
La révolte gronde. Dans un monde en guerre, les Russes réclament la paix et contestent le pouvoir en place.
Tandis que Tatiana rejoint un groupe de jeunes artistes qui rêvent de balayer l’ordre établi, sa sœur Lena prend les armes avec les révolutionnaires.
Bientôt Piotr, leur ami d’enfance, s’engage à son tour.
Se battront-ils du même côté des barricades  ?

 

Mon avis : 

Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Rageot pour l’envoi de ce roman !

Ce livre a été une grande découverte, moi qui ne connaissais pas grand-chose à la Révolution russe, j’ai pu en savoir un peu plus ! C’est vrai que, que ce soit au collège ou au lycée, on nous présente la guerre de notre point de vue à nous, les français. Mais jamais on ne nous a présenté la guerre du côté allemand ou du côté russe, ou de n’importe quel autre pays qui a aussi connu les horreurs de la guerre. Donc en me plongeant, pendant ces quelques pages, au cœur même de la Révolution, j’ai vraiment cru y être ! Et croyez-moi, ça n’avait vraiment pas l’air très drôle !

 

Dans cette histoire, on suit l’histoire de Tatiana et de sa sœur jumelle, Léna. Tatiana est une grande romantique, elle adore les poèmes, le théâtre, la musique. Son talent réside dans sa voix, elle chante comme personne. Léna est tout à son opposé, c’est une révolutionnaire, une battante, une tête de mule. Quand la révolution éclate, Léna se rallie aux bolchevicks alias les ennemis de la révolution (les communistes). Ils se battent contre le gouvernement provisoire, pour une égalité totale entre les hommes et les femmes, pour que tous mange à leur faim, pour travailler, pour vivre dans une société plus juste. En gros ils veulent créer leur propre paradis. Mais pour ce faire, pour réussir à faire tomber le gouvernement, il va falloir utiliser la force et dans toutes batailles, il y a des victimes, des dommages collatéraux. Tatiana est engagée comme femme de ménage dans le théâtre de Moscou. Au moment où les premiers coups de feu retentissent, certains prennent la fuite pour partir se réfugier dans les campagnes, en espérant être à l’abris. C’est le cas de la chanteuse principale d’un spectacle qui reprend en chanson les poèmes révolutionnaires de Vladimir Maïakovski qui joue dans le théâtre où Tatiana travaille. Grâce à sa voix extraordinaire elle est immédiatement engagée. Tatiana, à son niveau fait aussi la révolution mais avec sa voix.

 

Il n’y a pas grand chose à dire de plus sur cette histoire. L’auteur nous retrace l’horreur, les barricades, les canons et les coups de fusils, les cadavres, la mort omniprésente, mais également la clandestinité du parti bolchevick, les arrestations, les fusillades et la misère dans laquelle tous vivent. Pas très joyeux tout ça … Mais parfois c’est bien de se rappeler que l’histoire est vraie, que tout a vraiment existé. Que Tatiana existe vraiment et quelle est devenue une star de l’opéra russe, que Léna a passé plus de 15 ans de sa vie au goulag, que parfois l’homme est le seul ennemi de l’homme. Que l’homme est capable de chasser et de tuer son propre frère pour le pouvoir ou l’argent. Que dans toute l’histoire, les sentiments ne comptent pas.

Ce livre est une bonne claque parce qu’il nous sort de notre zone de confort, il nous pousse dans nos retranchements et nous force à regarder la vérité, aussi dure et crue soit-elle, bien en face.

Le style de Carole Trébor est dur, l’auteur ne nous fait clairement pas de cadeaux, ne nous épargne pas, ses mots sont durs, ses paroles bouleversantes. Uniquement pour la simple et bonne raison, qu’au fond, chacun sait que ses paroles sont juste le reflet d’une réalité un peu trop douloureuse à se remémorer.

Je vous conseille donc ce beau roman malgré le lourd message qu’il véhicule. Une histoire courte mais très touchante de deux âmes perdues au plein cœur de la Révolution russe, cherchant juste quelqu’un pour écouter leurs voix.

Coeurs insoumis de Emma M. Grenn

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Auteur : Emma M. Green

Edition : Addictives

Nombre de pages : 566

Prix : 14,90€

Genre : Romance, Young Adult

Pour vous le procurer c’est par ici.

Résumé :

À tout juste 25 ans, Solveig décide de plaquer le peu qu’il lui reste pour parcourir les États-Unis d’est en ouest au volant de son tas de ferraille. Mais, la jeune blonde explosive va devoir partager un bout de chemin avec Dante, un spécimen aussi sombre et tourmenté qu’elle est solaire et délurée.
Seul problème, le beau brun tatoué et mystérieux n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite. En tête-à-tête pendant cinq mille kilomètres, comment ces deux âmes contraires et ces cœurs insoumis vont-ils faire route ensemble ? Et jusqu’où ce road trip les mènera-t-il ?

 

Mon avis : 

Ca faisait un grand moment maintenant que je devais écrire cette chronique, mais il faut parfois laisser reposer l’histoire et les mots pour arriver à en sortir quelque chose de bien. Je ne sais toujours pas si je trouverais les bons mots pour vous décrire cette magnifique aventure, mais je vais essayer de vous retracer au plus près de la vérité ce que j’ai ressenti !

Depuis que je suis partenaire avec les Éditions Addictives, j’attendais de pouvoir lire un livre de cette auteure, toute la blogosphère m’en avait dit tellement de bien, de son style léger et drôle tout en étant très émouvant. Et quand l’occasion s’est présentée, j’ai sauté dessus !! Je ne regrette pas, Emma M. Green est une merveilleuse révélation, mon auteur préférée de cette maison d’édition !

 

C’est un ténébreux : tant pis pour lui, elle peut rire pour deux !

Dès les premières pages, on embarque dans la vie un peu loufoque de Solveig qui ne possède pas grand chose à part une Chevy beaucoup trop vieille pour pouvoir rouler et un ficus déjà à moitié mort. Solveig ne fait jamais les choses à moitié et quand elle décide de tout plaquer pour parcourir les États-Unis en voiture d’est en ouest, ça promet de grands moments de franche rigolade.

Pour ne pas faire tous ces kilomètres qui séparent de leur destination toute seule, elle décide de prendre un copilote, un parfait inconnu. Elle fait donc la rencontre de Dante, un personnage bien trop énigmatique pour ne rien avoir à cacher. En plus de faire preuve d’un mutisme à tout épreuve, Dante ce beau brun ténébreux aux milles tatouages, n’est absolument pas près à jouer la carte de l’amitié. Il faut dire qu’avec Solveig, il est mal tombé. Elle est son exacte opposé, elle est bruyante, elle parle fort et tout le temps, elle n’arrête jamais de jacasser, quitte même à parler toute seule pour combler les silences.

Mais si Dante a un passé douloureux, Solveig alias Tutu a aussi ses propres casseroles à trainer. Ancienne ballerine à la carrière prometteuse, elle a du abandonner ses rêves à la suite d’une blessure au genou. Elle est aussi nouvellement veuve de son mari avec lequel elle est restée mariée 10 jours avant que celui-ci ne soit tué dans un accident de voiture. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle quitte tout pour se rendre de l’autre côté du pays, où le procès du chauffard qui l’a tué aura lieu. Mais même accablée par la douleur, le rire et la bonne humeur de Solveig sont ses armes pour contrer la tristesse.

Pas facile donc, pour Tutu d’arriver à dérider et à apprivoiser Monsieur Phoenix, leur road trip promet d’être bien long. Mais au fur et à mesure, ils apprennent à se connaître, se livrent leurs secrets, leur histoire, leur projet, leurs doutes, ils apprennent aussi à se faire confiance. Mais certaines révélations vont tout remettre en cause. Leur amour naissant est mis à rude épreuve …

Parfois le passé nous rattrape et il est impossible de pardonner ou d’oublier, mais parfois est plus fort que tout. Plus fort que la peine. Plus fort que la haine. Plus fort que le soleil qui se lève le matin. Plus fort qu’une vie détruite par la mort. Que vont-ils décider ? Leur amour est-il plus fort ? Mais sauront-ils être capable de faire abstraction de tout le reste, au risque de se perdre en chemin ?

 

Un road trip bouleversant 

Je n’avais encore jamais lu le récit d’un road trip et c’était une très belle première fois, je ne pouvais pas rêver mieux, c’était excitant, trépidant, c’était une magnifique aventure.

Si je devais comparer ce livre, je le comparerais à « The air he breathes » parce que outre le fait qu’ils sont tous les deux une partie d’un même voyage, ils apprennent au contact de l’autre à se reconstruire, à s’ouvrir et à réapprendre à aimer. Et alors même qu’ils devraient se détester, tout les attire et les pousse l’un vers l’autre !

C’est vraiment une lecture choc, qui nous apprend la force de l’amour mais également la force du pardon. Pour moi c’est réellement un coup de cœur, Dante est vraiment quelqu’un d’extraordinaire quand il baisse un peu sa garde et Solveig est un petit trésor de bonne humeur, quoi qu’il arrive, elle croque la vie à pleine dent. Ce livre est une merveilleuse leçon de vie !

La plume de l’auteure est extraordinaire. Elle est légère et douce comme une plume. J’ai enchainé les pages les unes après les autres à une vitesse folle. J’en voulais toujours plus et au moment où j’ai tourné la dernière page, laisser ces deux personnages derrière moi a été une vraie torture, il m’en fallait plus. Au cours de l’histoire Tutu et Phoenix sont devenus mes amis, j’ai appris à les connaître, à les apprivoiser, j’ai appris à vivre avec eux et j’ai appris à les aimer. Cette lecture était pleine de belle promesse et maintenant j’en ai des étoiles plein les yeux.

 

L’aventure à portée de main

Qui ne rêve pas d’aventure ? De tout plaquer et de partir sac à dos sur le dos à la recherche de soi-même et de son destin ? Et qui ne rêve pas de trouver l’amour en route, celui qui sera votre meilleur ami, votre confident et votre âme sœur ? Ce livre est une réponse à toutes ces questions, ce livre est une merveilleuse aventure aux travers d’un magnifique voyage introspectif à la découverte du bonheur !

Je vous conseille vivement ce livre qui pour moi a été un coup de cœur en plus de superbe découverte ! Je vous ne serez pas déçu, cette romance incontournable !!

 

Jamais plus de Colleen Hoover

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Auteur : Colleen Hoover

Edition : Hugo Roman

Nombre de pages : 407

Prix : 17€

Genre : Romance, Young Adult, Drame

 

Pour vous le procurer c’est par ici.

Ce sont ceux que nous aimons qui peuvent nous faire le plus de mal.

Résumé :

Lily Blossom Bloom n’a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu’elle trouve soumise, mais elle a su s’en sortir dans la vie et est à l’aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Lyle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu’elle l’est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n’est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu’elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ?

Le chemin d’une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence.

Mon avis : 

Est-ce que l’amour peut tout excuser ?

Ca faisait tellement longtemps que j’attendais la sortie de ce livre en français et tellement longtemps qu’il était dans ma PAL. Je réservais ce livre pour un moment spécial, j’attendais d’être prête. Et puis il y a quelques jours, j’ai décidé que le moment était venu. Je me suis donc levée solennellement, je suis allée chercher mon précieux dans sa bibliothèque où il était soigneusement rangé et je l’ai ouvert la première page, j’étais prête à tomber amoureuse. Mais les choses ne se sont pas passées exactement comme prévues …

Vous connaissez tous l’amour inconditionnel que je voue aux livres de Colleen Hoover. Elle seule est capable de parler d’amour comme si sa vie en dépendait, elle seule est capable de me toucher en plein cœur. Mais cette fois-ci la magie n’a pas opéré … Je n’ai pas été touché et pire même, je suis restée indifférente.

 

Je vous raconte en quelques mots : 

On rencontre Lily assise sur un toit terrasse après une journée particulièrement merdique à Boston. C’est à ce moment là, alors qu’elle croyait que personne ne viendrait déranger sa tranquillité, que Ryle débarque et ruine tous ces espoirs de sérénité. Chacun aigre et bourru préfère rester dans son coin et bouder en silence. Mais leur mutisme à raison de leur volonté de tranquillité et de fil en aiguille, ils se laissent chacun aller à des confidences, se livrent des vérités toutes nues, se parlent à cœur ouvert et puis se séparent comme s’ils ne s’étaient jamais vu. Quelques mois plus tard, Lily réalise enfin son rêve, après des années d’étude, elle ouvre enfin sa propre boutique de fleurs. Et alors qu’elle vient à peine de signer le bail de son nouveau local, une jeune femme débordante d’énergie passe la porte pour lui demander du travail. Et cette femme n’est autre que la sœur de Ryle. Alors que Lily pensait ne plus jamais entendre parler de lui, elle se retrouve à le voir beaucoup plus souvent que prévu. De là, leur idylle nait et ils ne se quittent plus.

Ryle n’a jamais eu de petites amies et d’ailleurs avant Lily il n’en voulait pas ! Pas question pour le jeune neurochirurgien accro à son travail, de tomber amoureux ni même de se laisser tenter par autre chose que par un coup d’un soir. Mais Lily bouleverse tous ses plans, tout ce qu’il avait prévu pour son brillant avenir en neurochirurgie. Mais son désir est plus fort que tout et il décide de se laisser aller à ses sentiments. Mais il se laisse aussi aller à autre chose : aux violents coups qu’il porte à Lily. Certes Ryle a un passé plutôt difficile et sa violence est le résultat caché de sa souffrance. (C’est à se moment là que pour moi, les choses se corsent. Ce n’est pas parce que Monsieur a un passé douloureux, que ca lui donne une raison légitime de taper sur Lily en toute impunité).

Un soir, lui et Lily ainsi que sa mère vont diner dans un restaurant qui n’est autre que celui d’Atlas, un homme qu’elle n’a plus revu depuis des années.

Pendant toute la lecture du livre, l’histoire est ponctuée de lettres que Lily a écrite quand elle avait 15 ans. Elle y raconte sa vie mais également sa rencontre avec Atlas. Lily a eu une enfance difficile. Ses parents formaient aux yeux de tous, le couple parfait. Mais en réalité il n’en était rien … Son père avait beau être perçu comme l’homme le plus vertueux et le plus gentil de la planète, une fois rentré dans le cocon familial, sa vraie nature ressortait, celui de bête féroce. Pour un oui ou pour un non, tout était prétexte à un coup, une gifle ou tout bonnement un passage à tabac en bon et due forme. Heureusement son père ne s’en n’ait jamais pris à Lily. Mais quand elle entendait sa mère hurler, elle ne pouvait s’empêcher de voler à son secours. Parfois, ça fonctionnait et son père arrêtait de battre sa mère mais parfois son stratagème ne fonctionnait pas du tout et Lily se retrouvait à être un dommage collatéral.

Lily n’avait pas vraiment d’amis pour la simple et bonne raison qu’elle ne pouvait jamais inviter qui que ce soit chez elle. Mais un beau jour, quelque chose ou plutôt quelqu’un est venu mettre un terme à sa routine quotidienne. Je vous présente donc Atlas. Atlas est venu s’installer dans la maison abandonnée derrière chez Lily. Après s’être fait jeté dehors par sa mère, Atlas n’avait plus aucun endroit pour vivre, alors il s’est réfugié dans une maison abandonnée en attendant de trouver mieux. Mais en attendant c’était un SDF. Le jour où Lily s’est aperçu de sa présence, elle a tout fait l’aider, au début en lui donnant de la nourriture, puis des couvertures, puis en le laissant prendre une douche chez elle et après ils étaient inséparables. Leur amour était inévitable, ils sont devenu en cachette, la seule et même pièce d’un même puzzle. Mais alors qu’Atlas était toujours SDF, il s’est engagé dans l’armée en promettant à Lily de revenir quand il sera prêt, quand sa situation sera à la hauteur de son amour pour Lily, quand il sera digne d’elle. En attendant il s’envola pour Boston chez son oncle. Boston la ville où tout le monde est heureux.

 

Mon avis très très très personnel à ne pas prendre au pied de la lettre !

Donc on en arrive là dans l’histoire. Lily répète le même schéma que sa mère, elle qui exécrait tant son comportement étant enfant. Atlas fraichement retrouvé, va essayer de lui venir en aide, lui faire entendre raison, faire en sorte qu’elle s’échappe de cette relation toxique et dangereuse mais Lily n’en fait qu’à sa tête et refuse toute aide. Mais vous vous doutez bien qu’à un moment ou à un autre ca allait bien finir par déraper.

J’ai vraiment beaucoup de mal à vous raconter cette histoire (d’ailleurs mon résumé est un peu décousu) mais c’est pour la simple et bonne raison que je n’ai pas réellement pu entrer complétement dans l’histoire. Je suis restée en surface, je n’ai pas pu m’attacher aux personnages et j’ai trouvé que les lettres (écrites dans une police d’écriture presque illisible soit dit en passant) ne faisaient qu’alourdir l’histoire.

Ce livre-ci est différent de tous les CoHo que j’ai pu lire, tellement différent d’ailleurs que je n’ai pas retrouvé à travers ces mots, mon auteur préféré, celle qui m’a fait rêver à tant d’amour autrefois !

Et aujourd’hui, alors que je viens de terminer ce livre, je suis toujours confuse, mitigée. L’histoire est belle, émouvante et vraiment poignante mais le sujet évoqué, totalement tabou, de la violence conjugale m’échappe encore. Mettez ça sur le compte de mon jeune âge, de mon manque d’expérience, de ma philosophie trop romantique de la vie, mais je ne comprends pas qu’une femme qui se fait battre par son mari trouve encore le courage de lui trouver des excuses et de rester auprès de lui. Colleen dit qu’il faut avoir du courage pour pardonner, moi je dis qu’il faut avoir du courage pour partir … Je sais que Lily se pense forte en agissant de la sorte mais moi je mettrais plutôt son comportement dans la case du manque de volonté et d’estime d’estime d’elle même. Je ne veux pas partir dans une discussion polémique, a-t-elle raison, a-t-elle tord, je ne suis pas là pour faire le procès de ce roman, je vous donne juste mon ressenti, à vous de vous faire votre propre avis sur la question. Mon opinion est bien trop subjective.

Colleen Hoover a choisi de traiter un fait de société bien connu de tous, a travers lequel on se sent tous concernés. Mais je suis restée hermétique, campée sur mes positions et pendant tout le livre et je n’ai pas pu m’enlever de la tête les idées que j’ai des violences conjugales. Je changerai peut être d’avis un jour, surement même ou alors pas du tout, mais en attendant Colleen n’a pas réussi à me toucher alors qu’elle l’a tant fait autrefois. Dire que je suis déçue est une pure vérité, j’attendais plus, j’attendais autre chose, j’attendais de retrouver son univers, sa plume que j’aime tant, cet amour qu’elle seule arrive à écrire et à nous communiquer et là rien … pas d’étincelles, pas de battements de cœurs, pas de larmes, pas d’éclats de rire, juste de la confusion à l’état pure …

Attention je ne dis pas que ce livre est mauvais. On parle bien de CoHo là, ses livres ne sont jamais mauvais ! Mais il n’est pas à la hauteur des autres. Elle a peut être justement voulu se démarquer de ses anciens opus pour essayer de changer les esprits, pour entamer un changement de style en douceur, mais avec moi la mayonnaise n’a pas pris … et je le regrette !

Je voulais en savoir plus sur certains personnages et en savoir moins sur d’autres. Le personnage de Ryle était trop présent, comme si elle vouait un culte à son bourreau, alors que le personnage d’Atlas lui est complètement passé au second plan, lui qui était sensé être son sauveur. J’ai trouvé la fin trop rapide, presque bâclée alors que l’auteur a passé plusieurs chapitres sur des petits détails. Il me manquait quelque chose, une contenance peut etre, quelque chose auquel me raccrocher pour que je puisse apprécier l’histoire. Un triangle amoureux peut être ?! Ou un décision intrépide de Lily ?! Quelque chose qui ne me ferait pas la détester pour son manque de courage. Même si l’amour est plus fort que tout, partir est parfois la meilleure solution, avoir mal tout de suite pour moins souffrir après comme un sparadrap qu’on arrache très vite. Mais encore une fois, ce n’est que mon avis, je ne suis pas à la place de Lily et j’espère ne jamais être dans sa position, mais soyez certains que moi je partirai par amour, pour l’amour, parce qu’aimer ce n’est pas ça.

Et pour la petite histoire j’ai été team Atlas depuis le début !

Maintenant j’attends avec impatience « November 9 » et cette fois-ci la barre est placée très haut (pas de pression hein, mais un peu quand même), s’il te plaît Colleen ne me déçois pas mais surtout provoque en moi un coup de coeur, de ceux abyssales que tu sais si bien me provoquer, je compte sur toi !

Un petit mot pour la fin !

Ce livre n’est pas de tout repos. La lecture est difficile et les mots sont durs et agressifs. Mais parfois il nous faut ce genre de lecture choc pour prendre conscience de certaines choses, pour prendre conscience que le malheur arrive aux autres mais que personne n’est à l’abri.

 

Demain il sera trop tard de Jean-Christophe Tixier

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Auteur : Jean-Christophe Tixier

Edition : Rageot

Nombre de pages : 448

Prix : 15,90 €

Genre : Jeunesse, Dystopie, Thriller

Pour vous le procurer c’est par ici.

 

Résumé : 

Dans une société où règnent en maîtres prévisionnistes et laboratoires scientifiques, chacun connaît sa durée de vie précise. Depuis leur naissance, Virgil et Enna ont des destins opposés. Long Terme, Virgil a toujours eu droit au meilleur. Enna, elle, vit dans un bidonville car elle est Court Terme. Mais un jour une Brigade tente d’arrêter Virgil. Il s’enfuit. Il apprend que son Terme est erroné et qu’il va mourir à 21 ans… Qui a commis cette erreur ? Quelles conséquences terribles va-t-elle avoir, pour lui et pour d’autres ? Enna, elle, graffe sa révolte sur les murs des beaux quartiers. Quand son amie est tuée par un groupuscule, elle jure de la venger… Traqué, Virgil rencontre une jeune geek, Lou, analyste de données qui s’oppose clandestinement au système. Elle l’entraîne dans le Réseau afin d’organiser la lutte…

Mon avis : 

Je n’ai pas pour habitude de lire ce genre de livre mais parfois j’éprouve un certain plaisir à mettre de côté mes principes et à ouvrir un thriller en me laissant porter. En fait de thriller, je dirai qu’il s’agit plutôt d’une dystopie, mais ce n’est que mon avis, je vous explique avec le résumé.

Dans un monde où la science a pris le pas sur l’éthique et ou un « Ils » que personne ne peut nommer, contrôle le pouvoir, la vie est divisée en trois. Un test effectué à la naissance permet avec précision de connaître la date de sa mort. En 3, pour trois catégories : les longs, les moyens et les courts termes. En dessous de 25 ans vous êtes un court terme, jusqu’à 50 ans vous êtes un moyen terme et si vous avez un terme supérieur à ce chiffre déjà faramineux, vous faites parti des très chanceux à être un long terme.

Les habitants vivent séparément les uns des autres. Les longs termes sont éduqués et occupent des postes hauts placés dans des conditions de vie de rêve, les moyens termes sont placés à des postes intermédiaires dans des conditions de vie relativement convenables. Mais si par malheur vous êtes un court terme, vous êtes parqués dans des bidonvilles aux conditions de vie misérables et insalubres à effectuer des taches ingrates que personne d’autre ne voudrait réaliser.

Ce « Ils », ce gouvernement, a la main mise sur tout, l’opinion publique, l’information, la protection et la surveillance de la population mais surtout sur le respect de l’ordre. Chacun est équipé d’une puce qui lui permet de passer les différents points de contrôle disséminés partout en ville mais également de pouvoir être en permanence identifié par les patrouilleurs. Aucune vie privée, dans la puce est intégré un mouchard qui transmet en temps réel votre position mais aussi vos données vitales.

Tout se passe dans un calme relatif, jusqu’à ce qu’un jour plusieurs individus disparaissent subitement et sans aucune explication. Virgil un long terme a la vie devant lui. Il mène une vie bien tranquille quand les brigades des forces spéciales veulent l’arrêter. S’en suit alors une course contre la montre pour essayer de leur échapper mais surtout pour rester vivant. Il va alors trouver refuge auprès de personne formant le Réseau, un organisme de rébellion qui essaie de démanteler le gouvernement. Les questions que Virgil se pose sur son arrestation vont le conduire à une remise en question totale du système qui régit sa vie depuis sa naissance. Alors qu’il est la personne la plus recherchée de toute la ville, d’autres vont venir lui porter secours et avec lui éveiller les consciences face à l’oppression du gouvernement ! Il veut connaitre les réponses à ses questions et il fera tout pour les obtenir : qui est-il ? D’où vient-il ? A qui peut-il faire confiance ? La révolte est en marche !

 

Avec le point de vue de Virgil, on a accès a d’autres points de vue, celui de la pro de l’informatique Lou, celui de la cours terme Enna, Jolson un long terme qui fait parti de la brigade spéciale. D’autres personnages tout aussi importants viennent compléter le tableau pour aider Virgil dans sa fuite, pour le garder en vie mais surtout pour faire avancer la révolution qui se prépare !

Donc pour moi, ce livre tient plus de la dystopie dans un monde entièrement dirigé par la nouvelle technologie qui régit la vie de tous, plutôt que du thriller. Mais pourquoi pas, avec une telle course poursuite, on pourrait se poser la question ! Alors je dirais, qu’il est un peu les deux 😉

Ce livre est vraiment addictif, les évènements s’enchainent à une vitesse folle et on se retrouve plongé dans un univers totalement différent du notre. Moi qui ai lu pas mal de dystopie, je n’avais jamais croisé une histoire qui ressemble à celle-ci. Elle est complètement différente et nous pousse à nous poser nos propres questions sur notre gouvernement et sur son rôle.

Le style de Jean Christophe Tixier est clair, net et précis, il va droit au but sans passer par quatre chemins tout en restant fluide et très agréable à lire. J’ai passé un très bon moment en compagnie de tous ces personnages, même si cette lecture n’est pas un coup de cœur, elle n’est pas passée loin ! Sortir du cadre de la romance et de la Young Adult m’a fait beaucoup de bien et je pense même reprendre certaines de mes dystopies lâchement abandonnées quand j’ai découvert la romance.

Je vous recommande ce livre si vous êtes avide de sensations fortes, de révélations chocs et surtout si vous voulez vivre un moment plein de suspens et de rebondissements ! Ce livre est fait pour vous j’en suis sure, moi j’ai adoré !!