Autoboyographie de Christina Lauren

tempAuteur : Christina Lauren

Edition : Hugo Roman

Collection : New Way

Nombre de pages : 360

Prix : 17€

Genre : Jeunesse, Romance

Pour vous le procurer, c’est par ici.

Résumé :

Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour le plus traditionnel État de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible).

C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté !
Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – et accessoirement mormon – qui a remporté le Séminaire haut la main l’année passée.

Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…

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THUG – The Hate U Give de Angie Thomas

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Auteur : Angie Thomas

Edition : Nathan

Nombre de pages : 496

Prix : 17,95€

Genre : Drame, Jeunesse

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Résumé :

Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d’enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s’embrase, tandis que la police cherche à enterrer l’affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu’elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête.

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Si c’est pour l’éternité de Tommy Wallach

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Auteur : Tommy Wallach

Edition : Nathan

Nombre de pages : 320

Prix : 16,90€

Genre : Jeunesse,  Paranormale

Pour vous le procurer c’est par ici.

 

 

Résumé :

Et si vous tombiez amoureux d’une immortelle ?

Enchanté. Moi, c’est Parker. J’ai 17 ans, je suis moyennement mignon et j’aime sécher les cours pour traîner dans les halls des hôtels chics de San Francisco. J’en profite pour perfectionner mes techniques de pickpocket.
Ah et je n’ai pas prononcé un mot depuis la mort de mon père, il y a 5 ans.
Voilà, vous savez (presque) tout.
Mais laissez-moi vous raconter l’évènement le plus marquant de ma vie : ma rencontre avec Zelda Toth et ce jour où j’ai décidé de tout faire pour lui redonner le goût à la vie.

 

Mon avis :

 

Je tiens à remercier les Éditions Nathan pour l’envoi de ce livre !

 

Vous ne le savez peut-être pas mais le tout premier roman de Tommy Wallach fait partie de mes préférés. J’ai adoré son histoire qui a changé ma façon de voir le monde. D’ailleurs ma chronique sur « Si c’est la fin du monde » est disponible plus bas, sur mon blog.
Après cet énorme coup de cœur, j’attendais avec impatience son nouveau roman !
Quand je l’ai vu au programme des sorties 2018, j’ai explosé de joie. J’ai choisi ce livre sans même avoir lu le résumé, j’étais tellement confiante et persuadée d’avoir un nouveau coup de cœur.
Autant être honnête, malheureusement, cette fois-ci le charme n’a pas opéré. Je n’ai pas réellement apprécié cette histoire ou tout du moins, je n’en ai pas compris le sens.

 

Dans cette histoire, on fait la connaissance de Parker, 17 ans, qui depuis la mort de son père, quelques années auparavant, n’a plus jamais prononcé un mot. Son mutisme sélectif l’a emmené à s’isoler des autres et à grandir en marge de la société. Un jour, alors qu’il était dans le hall d’un grand hôtel à espionner les vacanciers et hommes d’affaire à la recherche de sa prochaine victime (Parker est un grand voleur), il remarqua une jeune femme, d’environ son âge, au niveau du bar. Après quelques œillades insistantes, elle quitta précipitamment la table, laissant derrière elle une énorme liasse de billets. Il n’en n’a pas fallu plus à Parker pour se jeter sur l’occasion, lui grand voleur de carrière.
Ce n’est qu’au moment de quitter l’hôtel qu’il osa jeter un coup d’œil en arrière et qu’il la remarqua, de retour à sa table et délestée de milliers de dollars. Pris de remord, il fit marche arrière. Au moment de la confrontation avec la jeune femme, celle-ci eu une réaction inattendue, elle ne fit rien, accepta l’argent tendu et lui proposa même un café. Au fur et à mesure de leur discussion, ils apprirent à se connaitre et surtout décidèrent de former un pacte : elle devait promettre de ne pas intenter à sa vie si Parker s’inscrivait à l’université.
Voilà les deux acolytes prêts à conquérir le monde, jusqu’à une trouble révélation de Zelda qui a remis en question tous les espoirs, les croyances et les rêves de Parker. Est-il prêt à tomber amoureux d’une inconnue et surtout est-il prêt à accepter l’inacceptable?

 

Comme je vous l’ai dit, je n’ai pas lu le résumé avant de commencer ce roman, je voulais me laisser porter, prendre la vague et apprécier les évènements. Pourtant, alors que je commençais juste ma lecture et que je me suis retrouvée un peu perdue, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir la quatrième de couverture, pour être certaine que l’histoire était bien ce que j’avais compris. Et contre toute attente, j’avais raison et j’étais d’autant plus perdue. Ce que je dis n’est peut-être pas tellement claire mais c’est à la hauteur de cette histoire que j’ai trouvé assez alambiquée et peu confuse. L’auteur a mis longtemps avant de nous expliquer certaines choses et certains comportements. Pendant toute la première partie du livre, je suis restée en retrait, incapable de rentrer pleinement dans l’histoire parce que je ne m’y sentais pas vraiment à ma place. J’ai trouvé qu’il y avait trop de distance entre les personnages et le lecteur.
Par la suite, les choses se clarifient un peu et on comprend beaucoup mieux où l’auteur veut en venir et où il veut nous emmener. La deuxième partie du livre est d’ailleurs beaucoup plus agréable à lire que la première.

 

Pour autant, la fin m’a surprise, je ne m’attendais à cette fin ouverte qui nous laisse dans l’incertitude. En réalité, je ne m’attendais pas à ce que l’auteur remette tout en question. Ce qui me pousse à me demander, quelle est alors la portée d’une telle histoire. La fin m’a vraiment déboussolée et je ressors de cette lecture complètement perdue mais aussi très mitigée.
Je n’ai pas particulièrement apprécié l’histoire parce que Parker lui-même ne semblait pas y croire. Et quand enfin, il prend position, à la fin, toutes les suppositions tombent et on recommence à zéro. Je trouve qu’il est difficile de terminer une lecture et de se rendre compte qu’en définitive rien n’en ressort.

 

Le personnage de Parker est plutôt touchant, son histoire nous pousse forcément à l’apprécier. Sa mère, qu’on déteste au début, devient un peu plus abordable vers la fin du roman. En ce qui concerne Zelda, je n’ai jamais réussi à la cerner ou à la comprendre.
Malheureusement, tous ces éléments ont fait que cette histoire n’a pas réussi à me toucher comme je l’avais prévu. J’attendais peut-être trop de ce nouvel opus, il faut dire que le premier avait placé la barre très haute.

 

Sinon, un point extrêmement positif, la plume de l’auteur n’a pas changé et est toujours aussi bien traduite. Les mots de l’auteurs s’imbriquent les uns dans les autres avec une finesse folle. Tommy Wallach est un as des grands et beaux discours, capablent à eux seuls de changer le sens de votre vie. Mais c’est surtout la finesse de son humour qui rend si caractéristique sa plume absolument divine. Rien que pour pouvoir le lire encore et encore, je veux lire tous ces livres parce que son style en vaut clairement le détour !
Donc même si l’histoire ne m’a pas forcément plu ni même touchée, la plume humoristique mais tellement juste de l’auteur rattrape largement. La deuxième moitié du livre m’a quand même fait passer un agréable moment !

 

Je vous recommande ce livre, d’une part à tous ceux qui ne connaissent pas encore le style de l’auteur et à tous ceux qui aiment les romances un peu paranormales ou les histoires qui vous donne à réfléchir ! Même si ce le charme de ce livre n’a pas opéré sur moi, laissez-vous tenter, personne n’est à l’abri d’un coup de cœur (je rappelle que mon avis n’est que très subjectif).

Et plus si affinités de Sara Barnard

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Auteur : Sara Barnard

Edition : Casterman

Nombre de pages : 426

Prix : 16€

Genre : Jeunesse, Romance

Pour vous le procurer c’est par ici.

 

 

 

Résumé :

Steffi ne parle plus.
Rhys n’entend pas.
Mais ils se comprennent parfaitement.

 

Mon avis :

 

Je tiens à remercier les éditions Casterman pour cet envoi !

 

J’ai toujours eu un grand amour pour la langue des signes depuis toute petite ! Un jour j’ai vu deux filles en pleine conversation et elles riaient aux éclats. Quoi de si extraordinaire vous allez me dire ?! Ces filles parlaient uniquement avec leurs mains ! Mais le plus étonnant pour moi qui n’était encore qu’une enfant c’est que ces filles parlaient uniquement avec leurs mains et qu’elles se comprenaient ! C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’un autre monde était à notre portée, un monde qui ne passait pas par la parole et qui pourrait faire en sorte que tout l’univers se comprenne sans la barrière de la langue ! Depuis ce moment, je suis tombée amoureuse de la langue des signes et j’apprends dans mon coin, quelques mots, l’alphabet surtout en attendant de pouvoir prendre des vrais cours qui m’ouvriront les portes de ce monde qui me fait tant rêver depuis toutes ces années !
D’ailleurs ma série préférée « Switched at birth » a pour thématique la surdité, donc la langue est présente dans tous les épisodes. Cette série m’a beaucoup aidé à améliorer certains de mes gestes et à en comprendre certains autres !
Donc quand je suis tombée un peu par hasard sur ce livre sur Bookstagram, je n’ai pas pu résister à l’envie de le lire ! Il m’a d’ailleurs donné envie de regarder encore pour la millième fois ma série préférée que j’ai recommencé exprès pour l’occasion !

 

Dans cette histoire, on fait la connaissance de Steffi qui est atteinte de mutisme depuis petite, en gros elle ne parle plus. Elle n’est capable de parler uniquement devant sa famille, son père, sa mère, sa sœur et avec sa meilleure amie. Le reste du temps, elle est physiquement incapable d’ouvrir la bouche pour parler. Au lycée, son proviseur lui demande de s’occuper d’un nouvel élève Rhys, qui lui est sourd. Quand elle était petite, Steffi a appris un peu la langue des signes grâce à son oncle qui voulait lui offrir une nouvelle possibilité de s’exprimer au-delà des mots. Steffi même si elle est un peu rouillée, apprend à connaitre Rhys uniquement avec ses mains. Ils passent beaucoup de temps ensemble, apprennent à s’apprivoiser l’un l’autre et surtout à s’ouvrir ! Contre toute attente, Steffi commence petit à petit à contrôler ses peurs et à parler, plus que ce qu’elle voudrait ! Au contact de Rhys, Steffi va s’épanouir, va voir la vie sous un angle nouveau et va commencer à vivre enfin !
Même si tout n’est pas toujours rose, que la route est semée d’embuches, elle va finalement se rendre compte que tous ses efforts et ses erreurs en valaient largement la chandelle !

 

Si je devais me représenter ce livre en image, je m’imaginerais au printemps, quand il commence à faire beaucoup plus doux, alors que les rayons du soleil tapent doucement sur ma peau ! Ce livre est d’une douceur infinie, une petite boule d’amour et de tendresse !
J’ai passé un moment formidable en compagnie de Steffi et Rhys. Au fil des pages, je les ai vu grandir et mûrir et surtout je les ai vu affronter et finalement accepter leurs différences !
Parce que oui il n’est pas toujours facile d’être différent. Pourtant quoi que Rhys fasse, il restera malheureusement toujours sourd et rien ne pourra rien n’y changer. Pour Steffi c’est la même chose, elle est différente, elle ne parle pas, même si en soi, rien ne l’y empêche, pourtant elle ne le fait pas. Elle est différente des autres, mais elle essaie, elle fait des efforts. Accepter sa différence c’est avoir fait la moitié du chemin !

Tous les deux n’ont pas une vie facile, pourtant ensemble, ils sont prêts à conquérir le monde ! J’envie leur courage et leur détermination à toute épreuve ! Et surtout j’envie leur volonté à vouloir se dépasser tous les jours et leur envie de voir plus grand !

 

Ce livre est une magnifique leçon de vie, simple, joyeuse et tellement efficace ! L’écriture de Sara Barnard est aussi légère qu’une plume, les mots glissent tous seuls et les pages se tournent à une trop grande vitesse ! J’aurais adoré pouvoir continuer à lire l’histoire de ces deux ados extraordinaires à leur façon ! J’ai lu ce livre en une journée moi qui ne suis pas particulièrement encline à passer ma journée à lire !
J’en redemande parce que ce livre m’a mis du baume au cœur !

 

J’espère que vous donnerai à Steffi et Rhys l’opportunité de conquérir votre cœur comme ils ont réussi à conquérir le mien et que vous leur donnerez la chance de vous raconter leur histoire ! De la mignonerie à l’état pur !

Quand vient la vague de Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

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Auteurs : Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier

Edition : Rageot

Nombre de pages : 288

Prix : 15,90€

Genre : Jeunesse

Pour vous le procurer c’est par ici.

 

 

Résumé :

Bouleversée, Nina quitte le domicile familial et jette ses clés dans une bouche d’égout… Quelques mois plus tard, son frère Clément se met à sa recherche. De Lacanau à Bordeaux puis Paris, il découvre la raison de sa fuite, ces «  vagues  » qui l’ont submergée, l’obligeant à tout quitter.

 

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier les Éditions Rageot pour l’envoi de ce livre !

Quand deux auteurs que j’aime beaucoup décident d’écrire un roman ensemble, forcément je dis banco ! Manon Fargetton est pour moi une auteure à part entière, avec une plume bien particulière qui fait tout le style et la grandeur de ses livres. Jean-Christophe Tixier quant à lui, dans un tout autre registre, est passé maitre dans l’art de créer du suspens. J’ai lu à plusieurs reprises certains de ses livres et à chaque fois j’ai été bluffée !
J’avais donc beaucoup d’attentes en ce qui concerne ce livre, que j’espérais grandiose, et malheureusement j’ai été un peu déçue ! Mais je suis uniquement la seule à blâmer, quand on attend trop d’une chose, on finit forcément par être déçu …

 

Dans cette histoire les points de vue s’alternent entre le point de vue interne de Nina et celui externe de son petit frère, Clément. Nina est une jeune fille de 17 ans, qui mène une vie normale d’adolescente. Nina est du genre réfléchie, calme et posée, elle ne prend aucune décision sans avoir, auparavant, pesé le pour et le contre. Au fil de la lecture, on comprend très vite que quelque chose ne va pas dans la vie de Nina, quelque chose de tellement énorme qui va la pousser à partir loin de sa famille, de ses amis, de tout ce qu’elle connait, alors qu’elle est encore mineure.

Clément, lui, est l’exacte opposé de sa sœur. Il ne vit que pour une seule chose : le surf. Il passe toutes ses journées dans l’eau, avec sa planche et ses amis. En réalité, à part la mer et les vagues, il n’y a pas grand-chose qui l’intéresse.

Au moment où Nina est partie pour ne plus jamais revenir, elle a laissé une lettre à son petit, lui disant que sa décision était réfléchie et qu’il devait continuer à vivre sa vie sans penser à la retrouver.
Après les interminables recherches de la police, plus personne ne pense pouvoir la retrouver un jour. Surtout qu’après 11 mois de recherche, Nina va bientôt devenir majeure. Cela veut donc dire que même si quelqu’un retrouvait Nina, elle ne serait pas obligée de revenir chez elle. A cette idée, Clément est totalement désemparé. En réalité, il y a quelque chose qui le dérange, il lui reste comme un goût d’inachevé. Sur un coup de tête, il va essayer de comprendre le choix de sa sœur, essayer de découvrir ce qu’il s’est passé, l’élément déclencheur, celui qui a tout fait basculer. Alors qu’il se croyait prêt à tout affronter, les révélations qu’il va découvrir vont changer son univers à jamais et il ne sera plus le même.

 

Ce serait vous mentir que de vous dire que je n’ai pas apprécié ce livre. L’histoire est assez originale et l’intrigue était plutôt bien montée. Mais il y a pleins d’autres petites choses qui malheureusement n’ont eu aucun effet sur moi.
Je pense que cette histoire est un peu trop jeunesse pour ce que j’ai l’habitude de lire maintenant. Il m’a été trop facile de découvrir tout ce qu’il allait se passer, avant même que les personnages y pensent.
J’ai remarqué que rythme de l’histoire se casse à chaque fois qu’on change de point de vue … Le fait de changer de personnage, de passer du « je » au « il » est assez perturbant et casse la dynamique de livre. Les chapitres externes de Clément créent une distance avec le personnage et donc j’ai vraiment eu du mal à le comprendre et à l’apprécier.

Pour en revenir aux points de vue, J’ai trouvé qu’il y avait une trop grosse différence entre les points de vue de Nina et de Clément. Je ne sais pas comment les auteurs se sont réparti les chapitres, si chacun avait à sa charge un personnage ou s’ils écrivaient quelques chapitres chacun. Mais les réflexions de Nina, plutôt très matures et adultes étaient en contradiction avec Clément que j’ai trouvé assez insipide. Je pense que les auteurs ont souhaité créer un fossé entre Nina et Clément pour nous monter la maturité de l’un et la jeunesse de l’autre. Mais Clément m’est apparu clairement fade, diminué exprès dans les premiers chapitres alors qu’il se révèle être presque un homme à la toute fin du livre.

Nina ne sait pas ce qu’elle va faire, où elle va allait, quel va être son futur. Elle de nature très mûre, se pose sans cesse des questions sur la nature réelle des choses, leur signification, leur importance. J’ai trouvé les chapitres de Nina vraiment très bien écrit (et je pense reconnaître l’écriture de Manon Fargetton, mais je peux totalement le tromper) et j’aurais aimé avoir tout un livre uniquement sur son point de vue, pour avoir accès à ses pensées encore plus en profondeur.

 

Certaines réflexions sur le sens de la vie, la société, l’évolution des mentalités, la communication des gens entre sont vraiment très bien écrites et très profondes. Certains passages poussent vraiment le lecteur à se poser des questions. D’autres passages encore, parlent de la famille, de l’amitié, des liens fraternels et sont vraiment agréables à lire pour la simple et bonne raison qu’ils retracent la vérité, sans tabou ni détour.

Le suspens n’était donc pas tellement bien construit. Je n’oublie pas non plus que ce livre est un livre jeunesse, destiné à un lectorat un peu plus jeune que moi, ce qui fait que j’ai réussi assez facilement à deviner la suite des évènements. N’oubliez pas que mon avis est tout à fait personnel et que ce que je peux ressentir pour un livre n’est pas universel.

 

Mais j’ai quand même apprécié passer un peu de temps avec ses personnages parce que je trouve que l’histoire de Nina et Clément est touchante en plus d’être bouleversante pour des enfants de leur âge. Les révélations qu’ils vont apprendre vont changer leur vie mais surtout vont les forcer à regarder le monde d’une autre manière et à grandir. Et la fin du livre en vaut la chandelle, j’ai trouvé que pour une fois, la fin est vraiment très bien écrite et achève en beauté cette histoire si singulière.

 

Je pense que ce livre est parfait pour des ados d’une quinzaine d’années et que cette thématique assez tumultueuse saura en conquérir plus d’un !

Power Club : L’apprentissage d’Alain Gagnol

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Auteur : Alain Gagnol

Edition : Syros

Nombre de pages : 504

Prix : 17,95€

Genre : Jeunesse, Dystopie (sans le côté sombre)

Pour vous le procurer c’est par ici.

 

 

 

Résumé :

En 2038, devenir un super-héros est un privilège de riches.

Anna n’est pas née sur Krypton, pourtant elle s’apprête à devenir une super-héroïne. Jeune et riche, elle répond aux critères du Power Club© ! Les termes du contrat sont les suivants : on lui inocule des boosters, une technologie de pointe qui la rend en quelques jours surhumaine, elle entre dans la légende aux côtés des huit super-héros déjà célèbres. En échange, elle se doit d’incarner le rêve absolu, de vendre son image aux médias, aux plus grandes marques.
Et, accessoirement, elle est libre de sauver le monde.

 

Mon avis :

Je tiens à remercier les Éditions Syros pour ce tout premier roman qui débute à merveille notre nouveau partenariat !

Avec ce livre, je me suis lancé un défi personnel, je ne suis pas particulièrement fan de super-héros. Plus encore, je ne regarde jamais de film, ni de série et je ne lis encore moins de livre sur le sujet. Je n’aime pas les Marvel ni les DC comics (bon je rechigne, mais je ne crache jamais devant Chris Evans jouant Captain America ni devant Tom Welling interprétant Superman) … Alors je ne sais vraiment pas pourquoi j’ai choisi celui-ci. Je suis même arrivée chez moi en me disant « mais tu es bête ou quoi, tu sais très bien que tu déteste ce genre d’histoire ». Puis je me suis rappelé que quelque chose m’avait interpelé dans le résumé, quelque chose de différent, c’est pour cette raison que j’ai accepté de donner une chance à ce roman !
Et vous savez quoi ?! J’ai pris une très très bonne décision en acceptant de lire ce livre parce que j’ai beaucoup aimé cette histoire et même j’en redemande puisque je vais lire le tome 2 !
Je suis vraiment très contente d’être sortie de ma zone de confort, d’avoir dépassé mes appréhensions et de m’être forcée à porter un regard neutre sur cette nouvelle histoire !

En 2038, le monde (et surtout les États-Unis) est protégé par le Power Club, 8 super-héros entre 17 et 25 ans. Ils sont les jeunes les plus connus de la planète et sont adulés de tous. En plus d’être des sauveteurs de l’humanité toute entière, ils sont des figures de mode, des porte-paroles, des influenceurs … Tout le monde rêve de devenir comme eux.
Et en réalité, pour devenir un super-héros c’est tout simple, il vous suffit d’être riche à milliard. L’adhésion au Power Club, même si personne ne sait exactement combien elle coute, risque de mettre sur la paille les plus grandes richesses de la planète.

Au début du roman, on fait la connaissance d’Anna, une jeune parisienne de 17 ans qui a tout d’une fille normale, hormis le portefeuille bien garni de ses parents. Pour son anniversaire, ils lui offrent l’impensable, une chose à laquelle elle n’osait même pas rêver : une adhésion au club le plus populaire du monde !
Elle s’envole donc pour New York, là où se trouve le siège du PC pour passer les tests qui garantiront son entrée. Elle enchaine donc les tests physiques, médicaux et psychologiques sans trop d’encombres, même si elle en ressort épuisée. Elle a même droit à l’entretien inquisiteur de la directrice, qui du haut de son mètre cinquante, est une femme imposante, dominatrice et intimidante. Le résultat est sans appel : Anna est officiellement acceptée au Power Club jusqu’à ses 25 ans, date à laquelle elle s’engage à rendre ses pouvoirs.
Après avoir subi l’opération qui la rendu surhumaine, Anna et sa meilleure amie découvre un terrible secret, qui va remettre en question tout son avenir dans cette institution. Et comme si cette nouvelle ne suffisait pas, les surprises ne s’arrêtent pas là et tout va de mal en pis. Même si sous ses airs invincibles Anna semble indestructible, elle ne peut rien contre les magouilles, les manipulations, les malversations des personnes hautes placées qui sont prêtes à tout pour faire en sorte qu’elle garde la  bouche bien fermée.
Elle qui croyait passer son temps bien tranquille en tête d’affiche jusqu’à ses 25 ans, risque d’être terriblement déçue, les choses ne vont pas être de tout repos et elle pourrait bien finir par le regretter …

 

Même si ce résumé est un peu long, il est impossible de faire plus court parce que cette histoire regorge d’une foultitude de détails impressionnants ! L’histoire est super bien construite et son réalisme est à couper de souffle ! A chaque page j’ai été bluffée par ce que l’auteur a été capable d’inventer et d’écrire.
Alain Gagnol a réussi à créer un univers vraiment réaliste avec une plume addictive qui entretient le suspense jusqu’au bout ! Ses personnages sont hyper bien construits, chacun à son caractère, sa place et ils sont tous différents.

C’était un vrai bonheur de me retrouver plongée au milieu de tous ses super-héros. Et pour moi le petit plus qui a fait tout le charme de ce livre c’est les descriptions incroyablement réalistes de la sensation de voler ! A chaque fois je me serais cru en plein vol, c’était vraiment grisant et j’en redemande !
Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, l’histoire est rythmée de péripéties toutes plus folles les unes que les autres sans pour autant être too much.

En devenant une super-héroïne, Anna a eu accès à tous les dessous pas très glorieux de ce club ultra sélect et au lieu de la faire basculée vers le mal, l’auteur a fait de son personnage un exemple de force de caractère et de grandeur d’âme. Anna du haut de ses 17 ans, a appris à grandir, à devenir responsable, à s’occuper et prendre soin des autres. J’ai adoré voir l’évolution de son personnage, ses interrogations et ses doutes (il ne faut pas oublier qu’elle n’est qu’une adolescente). Même si ce livre est avant tout un livre jeunesse, sa morale porte à réfléchir sur la façon dont notre monde fonctionne, sur qui tire les ficelles et sur le pouvoir qu’on porte chacun en nous-même (sans être une force supersonique).

 

Vous l’aurez compris j’ai vraiment adoré cette histoire qui m’a fait porter un regard nouveau sur le monde super-héroïque et qui m’a même donné envie de ranger ma répulsion contre ses super-héros à cape et collants moulant !
Encore une fois je souhaite remercier (et doublement) les Éditions Syros pour ce livre et plus particulièrement Ludivine pour sa gentillesse et pour sa confiance !

Warcross de Marie Lu

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Auteur : Marie Lu

Edition : Pocket Jeunesse

Nombre de pages : 416

Prix : 18,90€

Genre : Dystopie, Jeunesse

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Résumé :

La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable
jamais inventé : Warcross. Mais quand elle pirate la finale du grand tournoi de l’année, elle est repérée par l’intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d’Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel…

 

Mon avis :

J’ai commencé « Warcross » pour une occasion très spéciale : le Book Club PKJ qui a eu lieu samedi (le 3 février) qui portait spécialement sur ce livre ! Outre le fait que cette réunion portait sur un livre nouvellement sorti que je lorgnais depuis des semaines (et que j’ai eu la chance de trouver en occasion), c’était aussi l’occasion de passer l’après-midi avec mes amies de bookstagram, j’ai passé un super moment !

J’ai adoré ma lecture, je suis rentrée dans l’histoire dès les premières pages, j’ai dévoré ce livre en seulement quelques jours et j’en redemande, c’était grisant ! Ça faisait vraiment très longtemps que je n’avais pas lu une dystopie aussi entrainante, palpitante, avec un tel suspens ! J’étais sous tension pendant toute ma lecture, les doigts agrippés à mon livre et incapable de le lâcher ! J’ai adoré l’ambiance jeu vidéo, l’atmosphère virtuelle du livre ! En bref un très gros coup de cœur !

Dans cette histoire, on fait la rencontre d’Emika une jeune femme d’une vingtaine d’années qui vit seule depuis le décès de son père quelques années plus tôt. Après avoir été trainée de force dans un orphelinat où elle a été maltraitée, elle a très vite pris son indépendance. C’est grâce à Hideo Tanaka, le fondateur du jeu vidéo Warcross, qu’elle a reussi à s’en sortir à l’âge de 11 ans. Hideo lui a ouvert les portes de l’informatique et du codage et elle en a fait une révolution. Au fil du temps, elle a affiné sa technique, acquis de l’expérience et on la retrouve quelques années plus tard, grande prodige du piratage informatique.

Il faut maintenant que je vous parle de Warcross en lui-même.
Emika vit dans un monde dominé exclusivement par Warcross, un jeu vidéo dans lequel deux équipes s’affrontent afin de récupérer le gemme de l’autre équipe. La révolution ne se trouve pas dans le jeu lui-même mais dans la façon d’y jouer. Pour pouvoir jouer à Warcross il faut s’équiper de lunettes et par une connexion bizarre avec notre cerveau, permet à n’importe quel joueur de contrôler virtuellement son personnage. Notre cerveau demande au joueur virtuel de bouger et le joueur bouge. Pas de manette, pas de fil,pas de wifi, juste des lunettes.

Le créateur Hideo Tanaka, un jeune prodige de 22 ans est devenu en l’espace de quelques années, l’homme le plus riche et le plus influent de la planète. D’ailleurs Emika ne voit que par lui, elle respire Hideo, elle mange Hideo, elle dort Hideo, elle vit complètement Hideo, celui qui lui fait découvrir cet univers qui lui a permis de tirer son épingle du jeu et de survivre. Pour pouvoir payer son loyer, elle travaille comme chasseuse de prime des petits truands que la police n’a pas le temps d’appréhender.

C’est à l’occasion des huitième jeux mondiaux de Warcross, qu’elle arrive à s’introduire en pleine partie. Elle apparait alors sur tous les écrans, au vu et au su de tous. Par la suite Hideo en personne la contacte et lui propose un travail pas comme les autres. Intégrer une des équipes de Warcross et faire tomber celui qui met en péril l’équilibre du jeu mais aussi l’équilibre planétaire.

Au départ, il faut le dire, j’ai vraiment eu du mal à comprendre le jeu en lui-même, les histoires de codages etc. Et pourtant je ne suis pas une novice, un ancien ami m’a un peu initiée à ce monde rempli de chiffres illisibles et incompréhensibles. Mais là, j’étais totalement larguée. Et puis au fur et à mesure, je me suis familiarisée avec l’écriture de l’auteur et le langage informatique et c’est passé tout seul (blonde un jour, blonde toujours).

J’ai également eu du mal à m’imaginer le jeu que je ne trouvais pas tellement bien expliqué dans les premiers chapitres. C’est au fil de ma lecture que j’ai pu assembler les pièces et tout remettre dans l’ordre pour voir enfin ce que l’auteur voulait nous montrer ! Quand j’ai enfin réussi à avoir une vision d’ensemble sur ce jeu, j’étais mordue !

L’auteur a totalement réussi à me plonger dans un monde nouveau, rempli d’hologrammes entre le réel et le virtuel. L’écriture de Marie Lu est addictive et poignante. Son génie provient de sa façon de garder le suspens entier pendant des centaines de pages. J’étais sur les dents, avide de savoir ce qui allait se passer, toujours plus curieuse au fil des pages. Bon il faut dire que j’avais deviné la fin (oui encore, ce n’est pas juste je devine toujours…), mais ce cliffhanger est quand même super bien trouvé il faut le dire !

J’ai adoré ce monde qu’elle a créé de toute pièce comme un jeu vidéo, un monde dirigé par les nouvelles technologies dont les gens sont totalement accros, pire encore, dont ils ne peuvent pas se passer pour vivre !
C’était vivifiant la façon dont je me suis identifiée tout de suite à Emika et grâce à elle, j’ai vécu l’histoire, comme si j’étais elle ou qu’elle était moi. Je me suis sentie impliquée, j’avais une responsabilité, comme s’il était de mon devoir de sauver ceux qui devaient être sauvés. Peu d’auteurs de dystopies sont capables de me faire ressentir ça (jusqu’à présent il n’y avait que Suzanne Collins et Veronica Roth) !

J’ai vraiment beaucoup de mal à mettre mes idées en ordre, parce que ce livre part dans tous les sens, et à chaque fois j’ai été bouche bée ! A chaque page je me suis dit « mais c’est un truc de dingue ! ». C’était vraiment dingue, j’ai adoré cette histoire et je veux une suite tout de suite ! D’ailleurs j’espère qu’elle sortira dans pas longtemps parce que vu le nombre de détails et la foultitude d’éléments que l’auteur nous a donné, j’aurais vite tout oublié ! Sinon j’espère m’en sortir avec le livre en anglais, même si j’espère qu’il ne sera pas aussi technique que celui-là !
Je vous conseille vivement ce livre que vous soyez fan de dystopie ou non parce que ce livre est largement à la hauteur de mes plus grands coup de cœur !